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Les vies antérieures à travers l’histoire

La croyance en la réincarnation précède l’Histoire elle-même. Il est impossible de dire où cette notion est apparue pour la première fois, mais elle est présente dans toutes les religions et dans les mythes de presque tous les peuples primitifs.

Depuis la préhistoire

L’homme de Cro-Magnon réalisait des peintures rupestres représentant des scènes de chasse, puis accomplissait des danses rituelles pour demander pardon aux esprits des animaux de les avoir tués. Les hommes de cette époque croyaient que les peintures retenaient les âmes des animaux, et ils déposaient des offrandes devant les peintures au cours de leurs danses rituelles, dans l’espoir de s’approprier la force émanant de l’esprit de l’animal.

Des auteurs comme Jules César, l’empereur Maximien ou le poète romain Lucain ont témoigné du fait que la croyance en la réincarnation était répandue chez les peuples gaulois et celtes, et faisait partie des enseignements druidiques.
Les tribus indiennes d’Amérique du Nord, les Dakotas, les Hurons, les Mohaves et les Sioux croyaient, à quelques nuances près, au « Territoire Heureux de la Chasse », paradis où les combattants et chasseurs pouvaient chasser et festoyer après leur mort.
Les esquimaux du Groëland croient aujourd’hui encore que l’homme est composé d’un corps, d’une âme et d’un nom. Après la mort, l’âme trouve un nouveau corps dans la mer ou dans le ciel et le nom revient de la tombe quand il est attribué au nouveau-né.
Le concept d’une vie après la mort n’était pas inconnu des Incas, des Papous de Nouvelle-Guinée, des Mélanésiens, des Fidjiens, des habitants de Bornéo et de bien d’autres peuples.

Les Druzes du Liban et des millions de Bengalis et de Birmans croient à la renaissance et, en Afrique, Zoulous et Bantous, entre autres, sont convaincus de l’existence des vies futures. Les Yorubas, en Afrique occidentale, accueillent les nouveaux-nés par ces paroles : « Tu es venu », persuadés du retour parmi eux d’un de leurs ancêtres.

Égypte

Dans l’ancienne Egypte, on déposait les morts dans les tombeaux et on les démembrait parce qu’on croyait que cela empêcherait l’esprit de retourner dans son ancien village.
Les Egyptiens pratiquaient des rites funéraires pour les morts afin de leur assurer le bien-être dans la vie suivante. Ils affirmaient que les morts revenaient sous d’autres formes.

Ils croyaient aussi que des guides tout-puissants les accompagnaient au long du chemin pour traverser la mort et le tombeau. Un chemin qui conduit au royaume de la lumière et de la vie et à la présence de l’être divin Osiris, conquérant de la mort, dont les égyptiens croyaient qu’il avait permis aux humains « de naître à nouveau ».

Inde

Les Aryens ont envahi l’Inde entre l’an 2000 et 1500 avant J.C. et ont donné à l’hindouisme sa forme actuelle. Le système des castes s’est développé depuis ; il comprenait la croyance selon laquelle une personne renaissait dans des castes supérieures ou inférieures, y compris sous une forme animale ; cela dépendait de sa conduite dans la vie précédente.

Le Bouddhisme

Gautama Siddharta (Bouddha) fonde le bouddhisme, qui s’étend à partir de l’Inde jusqu’en Chine, en Birmanie, au Japon, au Tibet et dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est.

Il enseignait qu’on ne peut échapper aux conséquences de ses actions et que, sans le cycle de la renaissance, la vie n’aurait ni sens ni but. La renaissance se produit vie après vie et l’individu est considéré comme éternel. Le cycle des renaissances continuera jusqu’à ce qu’on atteigne l’état de Nirvana. Le Nirvana est défini dans le bouddhisme comme l’état dans lequel on est complètement libéré du désir insatiable d’exister par ou dans des corps.

Le bouddhisme ne nie pas qu’il y ait des niveaux d’existence supérieurs et inférieurs au-delà de ce monde. Ni qu’il y ait des dieux, quand bien même il refuse l’idée d’un Créateur unique. Les bonnes actions peuvent vous conduire au paradis, mais ce n’est pas là la seule garantie de libération ultime. Le bouddhisme, l’une des plus anciennes religions survivantes du monde, a civilisé les deux tiers de la planète.

Celui qui est connu dans l’histoire comme Bouddha est né vers 563 avant J.C.. Fils du chef des Sâkyas, un clan qui gouvernait une région de collines du Nord de l’Inde, au pied de l’Himalaya, il était prince à sa naissance. Son nom de famille était Gautama et le nom qui lui avait été attribué était Siddharta, ce qui signifie « celui dont le but est accompli ». Il était connu pour sa beauté physique frappante autant que pour son talent inné. Il possédait richesse et santé, avait d’innombrables amis et une famille, en un mot, tout ce que la vie peut offrir de mieux.

« La nouvelle doctrine que j’enseigne, disait-il, sert à vaincre les intoxications mentales qui ont été générées, même dans cette vie. Je n’enseigne pas une doctrine seulement pour déraciner les intoxications de la vie future, mais une doctrine pour les vaincre maintenant et dans la vie future. »

Le Jaïnisme

A la même époque que le bouddhisme – 600-500 av. J.-C., le jaïnisme est fondé par Jina, un réformateur hindou qui se révolta contre le système des castes. Proche du bouddhisme, surtout en ce qui concernait la doctrine de la renaissance et l’absence de dévotion à un être suprême, le jaïnisme professe que l’ascétisme est la voie la plus sûre pour atteindre la délivrance spirituelle.

Socrate et Platon

Platon (427 – 347 avant J.C.) élabore sa philosophie des formes idéales et la croyance selon laquelle les objets physiques sont une représentation éphémère d’idées immuables : les idées seules donnent la vraie connaissance.

Dans son livre, De la République, Platon fait dire à Socrate :
« Si donc vous m’en croyez, convaincus que notre âme est immortelle et capable de tous les biens comme de tous les maux, nous suivrons toujours la route qui conduit en haut, et nous pratiquerons de toute manière la justice et la sagesse. Par là, nous serons en paix avec nous-mêmes et avec les dieux… et nous serons heureux, à la fois sur cette terre et dans le voyage de mille années que nous avons décrit. »

Platon écrit dans un autre de ses textes, Phèdre :

« Chaque plaisir et chaque douleur est une sorte de clou qui transperce et rive l’âme au corps jusqu’à ce qu’elle devienne comme le corps et croie que ce que le corps affirme comme vrai est vrai. Et, ayant donné son accord au corps et ressentant les mêmes délices, elle est obligée d’avoir les mêmes habitudes et hantises et a peu de chances d’être pure quand elle partira pour le monde d’en dessous, mais elle est toujours contaminée par le corps et ainsi s’enfonce-t-elle dans un autre corps. »

Dans son ouvrage, Phèdre, Platon affirme : « Sans la réincarnation, la vie disparaîtrait bientôt de l’univers. » Il dit que Socrate, condamné à mort, se considérait uniquement comme un être spirituel. Il reconnaît tout à fait l’existence de la réincarnation dans la dernière partie de son livre, De la République. Plusieurs écoles grecques de pensées adhéraient à cette croyance.
Aristote fut l’élève de Platon, mais il avait sa propre philosophie. Il réduit l’âme à n’être guère plus qu’une faculté ou un attribut du corps, la comparant à la faculté de trancher d’une hache.

Moyen Orient

Pour certains contemporains de Jésus-Christ, il était la réincarnation d’anciens prophètes. Les évangiles nous disent que Jésus demanda à ses disciples : « Qui le peuple dit-il que je suis ? » Ses disciples avancèrent des noms populaires à l’époque, Elie, Jérémie, ou même Jean-Baptiste. La rumeur se répandit et persista qu’en la personne de Jésus « un des vieux prophètes s’est levé à nouveau ».

Par la suite, la foi en la résurrection et l’immortalité devint une croyance naturelle. Au cours des premiers siècles après J.C., la croyance en la réincarnation apparut dans les trois étapes marquantes du judaïsme :

1. L’idée vague de la survivance de l’Homme après la mort dans le schéol, un lieu dans les profondeurs de la Terre représentant l’enfer.
2. L’influence croissante des doctrines et croyances portant sur le sort ultime de l’Homme ou eschatologie.
3. La fusion des notions d’immortalité et de résurrection. À partir de là, se forma dans le judaïsme médiéval une partie de la théologie cabalistique (vient du mot cabale ou kabbale, qui signifie « recevoir » ou « ce qui est reçu ». Ce fut un mouvement spirituel de l’élite judaïque né au début du troisième siècle après Jésus-Christ à Jérusalem).

L’origènisme

Le théologien Origène (185 – 253 ap. J.C.) pensait que ce n’est qu’à la lumière de la réincarnation que certains passages des Saintes Ecritures pouvaient être expliquées.

Saint Jérôme disait que la réincarnation, sous un certain angle, était enseignée aux premiers Chrétiens et qu’on en donnait une interprétation ésotérique qui n’était transmise qu’à quelques initiés.

Le second synode de Constantinople fut convoqué par l’Empereur d’Orient Justinien. Il se réunit en l’absence du pape de Rome et condamna l’enseignement de la réincarnation. « Si quelqu’un affirme la préexistence fabuleuse des âmes, décrétèrent les évêques, et s’il se soumet à la monstrueuse doctrine qui en découle, qu’il soit anathème. » Toutes références au sujet furent effacées de la Bible. L’origénisme et la croyance en la préexistence des âmes furent déclarés hérétiques.

Moyen Age

Néanmoins, saint Austin, moine romain, y croyait fermement. Il prit la tête d’un groupe de missionnaires qui débarquèrent en Angleterre et convertirent des gens au christianisme mais aussi à la croyance en la réincarnation. Il devint le premier archevêque de Canterbury, en l’an 601 de notre ère.

St Thomas d’Aquin, philosophe italien et théologien catholique était d’accord avec la théorie d’Aristote selon laquelle l’âme est une « forme » du corps et il considérait qu’une distinction entre l’âme et le corps était contre-nature. Pour exister vraiment après la mort, l’âme doit être réunie au corps. Son raisonnement était le suivant : les saints qui vont au ciel attendent de pouvoir jouir de la béatitude à la « fin » de l’Histoire et à l’avènement de la résurrection générale. Cela est interprété comme impliquant, pour les autres, la création de nouveaux corps dans les prochaines vies.

Au Moyen Age, la croyance en la réincarnation, quoique plus rare, est manifeste. Parmi ceux qui affirmaient et propageaient cette croyance, figurent saint François d’Assise, fondateur de l’ordre des franciscains, Jean Scot Erigène, un moine Irlandais et Thomas Campanella, un moine dominicain.

Le sikhisme

Cette période vit aussi les débuts du sikhisme, mélange d’hindouisme et d’islamisme qui rejetait le système des castes, mais professait l’idée selon laquelle l’âme renaissait dans de nombreux corps avant d’être suffisamment pure pour rejoindre l’Infini.

Enfants prodiges

En Allemagne, au XVIII° siècle, se produisit un événement hors du commun, qui marqua les esprits : la naissance d’un enfant prodige, le fameux « enfant de Lübeck » qui parlait quelques heures après sa naissance. Il connaissait les principaux évènements des premiers livres de la Bible à l’âge de un an, de toute la Bible à deux ans, et de l’histoire mondiale à trois ans. En même temps, il apprit le latin et le français. Le roi du Danemark, entendant parler de cet enfant merveilleux et ignorant les rumeurs, le fit venir et en fut émerveillé. L’enfant prédit sa propre mort qui survint quand il eut quatre ans.

A peu près à la même époque, il y eut le cas du français jean Cardiac, qui connaissait l’alphabet à trois mois, pouvait converser dans sa langue maternelle à un an, en latin à trois ans, en anglais à quatre ans, en grec et en hébreu à six ans, sans parler de diverses autres langues. Avant de mourir à l’âge de sept ans, en 1726, il avait manifesté bien d’autres talents.
Les cas d’autres enfants prodiges permirent de ranimer la croyance en la réincarnation.

Voltaire faisait remarquer qu’il « n’est pas plus surprenant de naître deux fois qu’une ».
Benjamin Franklin, Léon Tolstoï, Gustave Flaubert, Georges Bernard Shaw, Gustav Malher et Hermann Hesse partageaient l’idée selon laquelle la réincarnation va de soi.

De la Dianétique à la Scientologie

L.Ron Hubbard : ses premières recherches sont publiées dans l’ouvrage La Dianétique : la Puissance de la Pensée sur le Corps.

En 1950, des gens commencèrent partout à utiliser la méthode Dianétique avec le livre placé devant eux comme seul guide. Lors de l’application de la méthode, des souvenirs de vies antérieures firent aussitôt leur apparition.

Les recherches continuèrent et l’on découvrit que si les expériences de vies antérieures n’étaient pas traitées ou prises en considération au même titre que les expériences de la vie présente, la personne s’améliorait peut-être, mais la source de ses difficultés n’étant pas détectée, elles risquaient de revenir.

Ainsi les recherches, parties du domaine du mental, débouchèrent sur l’esprit. La Scientologie était née et les phénomènes des expériences de vies antérieures furent résolus au même titre que tous les autres phénomènes rencontrés.

Comparatif entre divers mouvements philosophiques et religieux à la lumière de récentes découvertes scientifiques.