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Archive de la catégorie Réflexion
La loi 1905 n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes.
13.3.2008 par dgounord.
Il y a eu récemment nombre de polémiques sur la loi de 1905. En fait, personne ne semble la connaître réellement et particulièrement comment un mouvement devient religion. Je viens de retrouver les propos du professeur Jacques Robert, Président honoraire de l’Université Panthéon Assas (Paris II), ancien membre du Conseil Constitutionnel, répondant à une question lors du colloque « les Nouvelles Formes du Sentiment Religieux : un défi pour la laïcité moderne ? » qui s’est tenu le 29 janvier 2003 à la Maison du Barreau.
« Avant la loi de 1905, qui prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le ministère de l’Intérieur s’appelait le ministère de l’intérieur et des Cultes, ce qui est tout à fait normal. Lorsqu’il y a eu séparation, elle a été institutionnelle, c’est-à-dire qu’il n’y a plus eu de rapports institutionnels entre l’Etat et les religions considérées comme des institutions. Mais vous ne pouvez pas empêcher que l’Etat s’intéresse au fait religieux. Il ne pénètre pas dans l’organisation des religions ni des Eglises mais il est obligé de tenir compte du fait religieux. Alors comme il y a séparation, le ministère de l’Intérieur ne s’appelle plus nécessairement ministère de l’Intérieur et des Cultes mais à l’intérieur du ministère de l’Intérieur il y a une direction qui a pris un peu la place de ce qui était le ministère des Cultes avant la loi de séparation pour, non pas pénétrer dans le domaine des Eglises, mais pour appréhender le fait religieux. Alors, il y a un directeur des cultes. Certains d’entre vous ont fait allusion à François Béjean, qui a été pendant très longtemps directeur des cultes. C’était un conseiller d’Etat, chargé au sein du ministère de l’Intérieur de suivre, non pas institutionnellement des religions mais de prendre acte des problèmes juridiques que posait l’existence des religions en France. Alors, lorsqu’un nouveau mouvement voulait avoir le statut d’association cultuelle, on demandait au directeur des cultes ce qu’il en pensait et c’était une décision du Conseil d’Etat, - c’est une juridiction importante en France - ; C’est le Conseil d’Etat qui décide que telle ou telle organisation a ou n’a pas le statut d’association cultuelle. Ce n’est pas un monsieur derrière son bureau qui vient dire : « Vous, vous êtes une religion, vous, vous êtes une secte ». »
Toujours selon le Pr. Jacques Robert, cette loi n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes. Au contraire, elle ouvre la voie au pluralisme religieux puisqu’il ne peut plus exister de religions officielles ou tout au moins de religions privilégiées par l’Etat. Ce pluralisme avait été inauguré par le Concordat napoléonien en 1802 puisqu’il établissait le régime des cultes reconnus limité à l’époque au catholicisme, au protestantisme et en 1808 au judaïsme. Avec le Concordat, l’Eglise catholique cessait d’être la religion de la France. Un pluralisme des grandes confessions était établi ; la loi de 1905 permit d’aller plus loin dans le pluralisme. Toutefois, si les groupes religieux minoritaires peuvent, en principe, pratiquer et se développer librement, ils n’obtiennent pas nécessairement la reconnaissance plénière comme association culturelle qui permet comme les Eglises établies de recevoir des dons et des héritages, de visiter les prisonniers et les militaires, d’être exonérés de certaines taxes.
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Qu’est-ce que la grandeur ?
11.2.2008 par dgounord.
Le plus grand défi est de continuer d’aimer ses semblables en dépit de toutes les raisons qu’on aurait de ne pas le faire.
(…)
La véritable leçon est d’apprendre à aimer.
Celui qui veut traverser la vie sans blessures doit apprendre cela – n’utilisez jamais ce qui vous est fait pour justifier la haine. Ne cherchez jamais vengeance.
Cela demande une force réelle d’aimer l’homme. Et de l’aimer en dépit de toutes les invitations contraires, de toutes les provocations et de toutes les raisons de ne pas le faire.
Le bonheur et la force ne durent qu’en l’absence de haine. Haïr mène au désastre. Aimer mène à la force. Aimer en dépit de tout est le secret de la grandeur. Et il se peut très bien que ce soit le plus grand secret de cet univers.
Ron Hubbard
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Le lavage des cerveaux, mythe ou réalité ?
20.12.2007 par dgounord.
Dans les campagnes contre les groupes religieux émergents appelés « sectes », on trouve l’argument de pratique de « lavage de cerveau », resurgit régulièrement, tel le monstre du Loch Ness. Mais qu’est-ce donc ?
Je viens de lire le livre de deux éminents spécialistes du sujet, Dick Anthony, (psychologue américain) et Massimo Introvigne, (fondateur et directeur du CESNUR -Centre d’étude des nouvelles religions - auteur de plus de 40 livres ) intitulé « Le lavage de cerveau : mythe ou réalité .»
Il apparaît que les tentatives les plus poussées de « lavage de cerveau » furent faites par … la CIA, qui croyait à sa possibilité ! C’est ainsi naquit le projet MKULTRA dans lequel toutes sortes de procédés furent utilisées sans que jamais on ait réussi à « instiller de nouveaux comportements ou opinions » à qui que ce soit. Le pire fut imaginé par un psychiatre pervers, Donald E. Cameron, qui pratiqua à l’époque des choses effarantes.
Ainsi, beaucoup de « volontaires » souffrirent de graves troubles, parfois irréversibles, ou furent transformés en « légumes », mais en aucun cas on ne put modifier leur personnalité et le projet MKULTRA fut abandonné.
Tant l’expérience chinoise que celle de la CIA prouvent que le lavage de cerveau est impossible. D’autre part, des observateurs intelligents constatèrent que la « persuasion coercitive » à la chinoise ne diffère pas fondamentalement des méthodes utilisées dans les institutions de toute société, même libérale, depuis les écoles jusqu’aux prisons en passant par les centres de formation de certaines entreprises privées.
Dans le domaine religieux, on peut parler du catéchisme, des séminaires ou, des « écoles coraniques ».
Il y a toujours eu création et/ou disparition de mouvements religieux émergents, beaucoup étant, dès leur naissance plus ou moins persécutés. Ainsi sont apparues les campagnes « anti-sectes » et c’est dans ce contexte qu’aux USA, la psychologue Margaret Singer (1921-2003) inventa une théorie extraordinaire fondée sur un amalgame stalinien.
Dans l’hystérie « anti-secte », on vit apparaître, aux USA, des criminels qui utilisèrent les pires méthodes de violence pour convertir les membres de ces prétendues sectes et leur faire renier leurs croyances: les déprogrammeurs.
Certaines finirent en prison et entraînèrent la condamnation et la faillite du mouvement « anti-sectes » américain, le CAN (Cults awareness network).
En 1987, la très officielle et puissante APA - Association américaine des psychologues - rejeta les idées de Margaret Singer comme anti-scientifiques.
Dès lors, les tribunaux américains refusèrent les théories du lavage de cerveau et la polémique décrut. La deuxième association « antisecte » américaine AFF (American Family Foundation), adopta une position plus modérée, acceptant même le principe d’un dialogue objectif. On est loin des positions de certaines associations françaises…et l’argument ne fait plus école !
« Le lavage de cerveau, mythe ou réalité », Dick Anthony, Massimo Introvigne, editions L’Harmattan
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A méditer
28.11.2007 par dgounord.
Oui, il y aura de nouvelles religions avec de nouvelles réponses, ou pas de réponses du tout sur le sens fondamental de la vie“.
Discours de Malraux - Mai 1968
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Oui, on peut éliminer du corps les résidus de drogues logées dans les tissus graisseux !
20.11.2007 par dgounord.
« En 1970, en travaillant avec d’anciens drogués, et en faisant une étude de leurs symptômes physiques et habitudes de comportement, je fis une découverte surprenante.
Les personnes qui avaient pris du LSD (drogue qui produit des hallucinations temporaires) dans le passé avaient de temps en temps des réactions qui laissaient penser que ces personnes venaient juste d’en reprendre ! (…)
C’était un phénomène observable - de façon spectaculaire !
Au vu de cette découverte, était-il alors possible que les résidus des autres drogues se logent dans l’organisme et à un moment recréent des effets similaires, quoique moins spectaculaires ?
Et dans ce cas, comment pourrait-on alors jamais rendre les gens libres de l’effet des drogues ? Etaient-ils condamnés à jamais à ressentir l’effet des drogues, au hasard des réactivations de ces résidus ? (…)
En me basant sur le fait que les effets négatifs observés pouvaient être inversés s’il y avait un moyen d’expulser les résidus de LSD de l’organisme, et que la méthode la plus logique pour accomplir cela était de les faire partir par transpiration, j’ai mis au point et annoncé en 1977 un programme appelé « Programme de sudation ». Utilisé principalement par ceux qui avaient pris beaucoup de drogues, plus particulièrement du LSD, ce programme a donné des résultats positifs. Avec celui-ci, les preuves de l’évacuation de résidus d’autres drogues de la rue commencèrent à apparaître. (…)
Dès le début de la mise en application du programme, un autre facteur émergea, tendant à confirmer les théories sur lesquelles ce nouveau programme s’appuyait : les personnes sur le programme expérimental signalaient l’apparent exsudation de substances autres que les drogues de la rue – substances qui sentaient ou qui donnaient les mêmes sensations qu les médicaments, les anesthésiants, les pilules de régimes, les conservateurs alimentaires, les pesticides et autres préparations chimiques utilisées habituellement ! (…)
Ces mêmes personnes faisaient aussi l’expérience, à un faible degré, de sensations issues de vieux coups de soleil, de maladies, blessures et autres conditions passées, à la fois physiques et émotionnelles.
Il semblait donc que les résidus de toutes les substances biochimiques hostiles avaient apparemment le potentiel de rester dans l’organisme, piégés dans les tissus et y restant, indétectés, même après qu’ils aient été prétendument éliminés du corps, des années plus tôt.
Leur accumulation, laissée telle quelle, perturbe probablement l’équilibre biochimique et liquide du corps.
Tel était mon raisonnement initial sur le sujet. Il a maintenant été confirmé par des recherches plus approfondies, avec l’apparition de manifestations physiques de plus en plus nombreuses. (Cela a été confirmé par des tests cliniques et des autopsies médicales qui ont mis en évidence des résidus de certaines drogues logés dans les tissus du corps).
Les recherches continuèrent et toutes les observations tendaient à montrer que ces substances étaient éliminées au fur et à mesure que les personnes avançaient sur le programme. Et ces mêmes personnes signalaient qu’elles ressentaient une nouvelle vigueur, une vitalité et un intérêt dans la vie renouvelés.
Un grand nombre de personnes terminant avec succès le processus, la recherche était terminée.
Le programme de Purification fut publié. »
Ron Hubbard
Extrait du livre « Un corps pur, l’esprit clair »
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Terra Incognita
7.11.2007 par dgounord.
L’esprit, le « mental humain », terre inconnue pour la plupart d’entre nous … Que savons-nous de cette partie de nous-mêmes qui commande nos gestes et qui est à la source de nos réactions ? Comment fonctionne cette mystérieuse « centrale », qui guide nos actes, nos pensées, nos ambitions et nos rêves ?
Alors que progrès technologiques ne cessent de s’accélérer, que nous envoyons des spationautes vivre en station orbitale, il reste encore un grand vide à combler pour parvenir à une compréhension de l’Homme, de sa nature et de ses limites. Pourquoi les conflits conjugaux, la guerre, l’intolérance ?…
Pourquoi les sciences humaines n’ont-elles pas progressé au même rythme ?
La Dianétique vous propose de partir en expédition non pas dans l’espace, mais au cœur de l’Homme.
Ron Hubbard a abordé l’esprit humain sous un angle inédit. Sa vie exceptionnelle est marquée par un combat incessant contre l’ignorance et par sa volonté de rendre le résultat de ses recherches accessible au commun des mortels.
Peu avant la parution du livre La Dianétique, l’éditorialiste américain Walter Winchell, évoquant le travail de Ron Hubbard, écrivait : « Quelque chose de nouveau va arriver qui s’appelle la Dianétique, une nouvelle science qui fonctionne avec la constance d’une science physique dans le domaine du mental. Tout semble indiquer que ce sera aussi révolutionnaire pour l’Humanité que la découverte et l’utilisation du feu pour l’homme des cavernes. »
Les 20 millions d’exemplaires du livre vendus à ce jour donneraient-ils raison à Walter Winchell ?
Et pourquoi ne pas découvrir La Dianétique vous aussi ?
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Qu’est-ce que le mental ?
9.10.2007 par dgounord.
Définition du petit robert :
- Qui se fait dans l’esprit seulement, sans expression orale ou écrite.
- Qui a rapport aux fonctions intellectuelles de l’esprit.
Tout comme vous n’êtes pas votre corps, vous n’êtes pas non plus votre mental. La nature du mental a été l’objet de discussions sans fin dans tous les domaines, de la philosophie à la science.
Mais en Scientologie, il a été découvert que le mental est simplement une accumulation de ce que l’on appelle les images mentales. Ces images mentales sont ce que nous appelons la mémoire.
Ce sont des images en couleur et en trois dimensions avec des sons, des odeurs, et tous les autres sens et perceptions, et comprennent en plus les conclusions ou les spéculations de l’individu.
Les images mentales sont créées par l’être spirituel (thétan en Scientologie), c’est-à-dire vous.
Ces images sont en fait composées d’énergie. Elles ont une masse, elles existent dans l’espace et se comportent selon des schémas extrêmement précis. L’une de ces lois, et la plus intéressante, est que ces images apparaissent lorsque quelqu’un pense à quelque chose.
Par exemple, si vous pensez à un chat, vous avez l’image mentale d’un chat, un chat qui vous est propre avec sa position, sa couleur et son mouvement. C’est ce qui s’appelle le mental analytique. C’est l’esprit rationnel, éveillé et conscient qui pense, observe les données, s’en souvient et résout les problèmes.
Mais cela ne décrit pas la totalité du mental.
Dans les moments de douleur intense, le mental analytique cesse momentanément de fonctionner, il disjoncte. Le mental dit réactif prend alors le relais.
Lorsqu’une personne est inconsciente, même partiellement ou très temporairement, le mental réactif enregistre fidèlement toutes les perceptions de l’incident, y compris tout ce qui se déroule autour de la personne et ce qui est dit en sa présence.
La somme de toute image qui contient de la charge est stockée dans le Mental Réactif. Tout compte fait, ce mental réactif nous nuit sérieusement. Bien que nous n’en soyons pas conscients, et qu’il ne se trouve pas sous notre contrôle ou n’obéisse pas à notre volonté, ce mental exerce force et commandements sur notre conscience, nos buts, nos pensées, notre corps et nos actions, à notre insu.La méthode principale que l’on utilise pour appliquer les vérités fondamentales de la Scientologie à la réhabilitation de l’esprit humain s’appelle l’audition. C’est la principale pratique de la Scientologie, et elle est exercée par un auditeur, du latin audire, « écouter ». L’auditeur est donc « celui qui écoute ».
L’audition n’est pas une vague forme d’exploration mentale, et l’auditeur n’offre pas de solutions, de conseils ou de jugement. L’un de ses principes fondamentaux repose sur le fait que la seule façon de permettre à un individu de progresser est de le laisser trouver ses propres réponses aux problèmes de la vie.
Ceci est accompli en aidant la personne (l’être spirituel) à examiner progressivement sa propre existence et améliorer son aptitude à y faire face à ce en le dégageant peu à peu de toutes ces couches d’expériences douloureuses, d’échecs, d’invalidations qui pèsent si lourdement sur lui.
Cela est fait en coopération entre l’auditeur et l’audité par une participation active et une bonne communication.
Pour faciliter l’audition, on utilise un objet de culte spécialement conçu pour aider à localiser les zones de détresse ou de souci spirituel. (voir article sur l’électromètre)
Témoignage :
Ce livre (la Dianétique) m’a vraiment aidé avec les réponses qu’il m’a apportées. Je m’étais toujours intéressé à l’homme et posé des questions sur moi-même et le comportement des gens. Je n’avais jusque-là trouvé aucune réponse satisfaisante. Ce livre m’a apporté un point de vue clair sur le sujet, j’ai expérimenté par la suite les techniques qui y sont décrites et j’ai eu la certitude qu’effectivement le mental fonctionne tel qu’il est décrit dans “La Dianétique” , que l’on peut se libérer des souffrances du passé de manière définitive et être heureux, sûr de soi et intéressé par la vie avec la Dianétique.
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Le but de la Dianétique
13.9.2007 par dgounord.
Un monde sans folie, sans criminels et sans guerre, tel est le but de la Dianétique.
Pendant des milliers d’années, l’Homme s’est battu pour aller de l’avant dans sa conquête de l’univers matériel, mais il ignorait presque tout de son arme la plus importante, de son bien le plus précieux : le mental humain. Il a progressé en dépit de ce handicap dû à l’ignorance. Mais à cause de celui-ci, Il a attiré sur lui-même non seulement les châtiments que sont la folie et la maladie, mais plus grave encore, la menace de destruction de tous ses accomplissements : la guerre moderne.
La Dianétique est la science de la pensée. Le mot vient du grec dianoos (dia « à travers » et noûs « l’esprit » ou « l’âme »). Toutes les informations valables concernant la pensée font partie de la Dianétique. Beaucoup plus simples que l’Homme ne les supposait, les mécanismes du mental humain et la connaissance elle-même sont devenus, en Dianétique, un corps de connaissances que tout individu passablement intelligent peut utiliser.
Sans une maîtrise sûre et certaine de connaissances telles que celles contenues dans la Dianétique, aucune civilisation ne pourra atteindre un niveau stable de survie ininterrompue. Car la Dianétique, employée de façon compétente, peut accomplir exactement ce qu’elle promet. Dans le domaine de l’individu, elle peut prévenir ou soulager la folie, la névrose, les compulsions et les obsessions, et apporter le bien-être physique en éliminant la cause fondamentale de quelque soixante-dix pour cent des maladies humaines. Dans le domaine de la famille, elle peut amener une meilleure entente et une meilleure harmonie. Dans le domaine des nations ou de groupes plus petits, tels que ceux de l’industrie, elle peut améliorer l’administration à un point tel que l’on pourra laisser de côté toutes ces idéologies lamentablement inadéquates pour lesquelles les hommes se battent et meurent avec une ardeur si effrayante, et les remplacer par une technologie efficace.
La Dianétique est universelle. Le comportement humain et la pensée humaine sont les fondements de toutes les entreprises de l’Homme. Une fois que l’on détient une clé de ces énigmes fondamentales, il n’y a quasiment rien qui ne puisse finir par se résoudre.
Toutefois, la Dianétique est aussi, pour certains, une chose étrange et effrayante. Elle pénètre et éclaire tant de domaines et d’activités qu’elle ne peut s’empêcher de trouver et de démasquer ceux qui tirent profit de l’ignorance et de l’oppression et qui ne doivent leur importance qu’à leur aptitude à contrôler d’autres êtres humains. Qu’advient-il du leader révolutionnaire qui aspire à renverser un gouvernement par une incitation à la haine et à la violence, quand ses troupes comprennent soudain que l’idéologie qu’il prêche est ancienne et dépassée ? qu’advient-il de la société dont le but était de guérir (mais qui ne l’a pas fait) quelque redoutable maladie que la Dianétique peut supprimer avec facilité ?
D’où une telle entreprise obtiendra-t-elle plus de fonds ? Et qu’en est-il du praticien qui a étudié douze longues années afin de devenir expert dans l’art d’exorciser les démons du corps des déments et qui apprend soudainement qu’en étudiant la Dianétique pendant quelques semaines, toute personne intelligente devient apte à faire un travail bien meilleur – et bien moins préjudiciable ?
L’apparition soudaine de la Dianétique sur une scène d’ignorances conflictuelles concernant la folie, la maladie, la haine et la guerre est en vérité troublante pour ceux à qui profite le conflit. Après chaque guerre, un nombre incalculable de généraux rejoignent la liste des chômeurs. On pourrait dire que la Dianétique est l’amorce de l’ultime lutte de l’Homme contre l’obscurantisme et l’ignorance quant à son propre mental, et beaucoup de « généraux » commencent à voir leurs étoiles se ternir.
Et que fait un domaine qui n’a été nourri que d’observations arbitraires, quand on y injecte des lois naturelles dont on a démontré la stabilité et la précision ? On ne peut discuter les lois naturelles. Au moins le physicien, accoutumé à une discipline depuis quelques siècles – contrairement à ses confrères des « sciences humaines » - a-t-il appris à accepter le témoignage de ses sens. Mais le « savant » en « sciences humaines » n’a jamais été formé à la logique, aux mathématiques ou même à une méthodologie scientifique. C’est un imposteur qui agit à la frontière des sciences physiques en espérant récolter un peu de la gloire qui remonte à Newton.
C’est pourquoi la Dianétique s’est vue attaquée, d’une certaine façon, par nombre de ces imposteurs notoires, chacun avec ses propres flacons « d’élixirs de longue vie ». La vente de ces flacons a été lucrative, incroyablement lucrative, et leurs vendeurs n’ont absolument aucune intention de tranquillement abandonner leurs échoppes.
Peut-être la génération actuelle est-elle trop aveugle pour recevoir une nouvelle science. Si c’était vrai, ce serait vraiment triste, car les bombes atomiques sont dévastatrices pour les gens comme pour les villes et pourraient bien anéantir des cultures entières. Peut-être ces marchands d’idéologies excentriques et de thérapies destructrices sont-ils trop riches, trop puissants et trop égoïstes pour laisser une lueur d’espoir éclairer notre génération. Peut-être devrons nous attendre demain, si demain il y a, pour voir la Dianétique utilisée et appliquée à grande échelle.
En 1950, on a demandé à la Dianétique de démontrer son bien-fondé. Elle l’a fait. La Dianétique a fait preuve d’une grande tolérance, car jamais aucune « ologie » relative au mental humain n’a prouvé sa justesse ni n’a été tenue d’établir sa propre validité. Les thérapies solidement installées ne marchent tout simplement pas. Leurs résultats valent à peu près ce qui aurait été accompli si rien n’avait été fait. Dans quelle société vivons-nous, qui accepte le mensonge comme étant la vérité, en dépit de tous les faits contraires ?
La Dianétique fonctionne. Quiconque a passé quelque temps à la Fondation ne peut en douter.
Elle est efficace, même entre des mains malhabiles. Elle accomplit quotidiennement des miracles. Et ce n’est pas surprenant, car la Dianétique est l’essence de la connaissance des activités humaines.
Cependant, la Dianétique n’est pas une psychothérapie, ni une médecine psychosomatique. Ceux qui recherchent et ont besoin de ces choses trouvent qu’elle donne des résultats rapides dans ces domaines et peuvent être amenés à la considérer comme une psychothérapie. Ceux dont elle envahit le territoire seraient ravis de la faire interdire avant que leurs belles caisses d’élixir de longue vie ne soient discréditées ;
À long terme, la Dianétique préventive aura plus de valeur pour l’humanité que le processing de Dianétique. La Dianétique de groupe aura plus de valeur pour les sociétés déchirées par la guerre que tous les traitements pour l’arthrite.
La Dianétique est la science fondamentale de la pensée humaine. Elle embrasse l’activité humaine et organise en un corps constitué des connaissances qui jusqu’à présent n’étaient pas coordonnées.
La Dianétique a un but fondamental, un but louable, un but qu’il ne faut ni ignorer, ni écarter sous prétexte qu’un charlatan y perdra son revenu ou un révolutionnaire sa cause extravagante. Le but de la Dianétique est un monde de raison, un monde sans folie, sans criminels et sans guerre. Si nos contemporains vivent assez longtemps pour pouvoir écrire l’histoire, laissez-leur consacrer tristement une page à ceux qui, en ces temps chaotiques et sombres, ont cherché à détruire une science véritablement humanitaire par la haine et pour leur profit personnel.
Le but de la Dianétique est la raison. Seul le dément voudrait l’arrêter.
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Respectez les croyances religieuses d’autrui
6.8.2007 par dgounord.
La tolérance, en matière de religion, ne veut pas dire qu’on ne peut pas exprimer ses propres croyances. Cela veut dire par contre que chercher à amoindrir ou à attaquer la foi ou les croyances d’un autre a invariablement été un chemin rapide vers les ennuis.
Le chemin du bonheur
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TEMPLE SOLAIRE : LA FIN DU MYTHE
15.10.2006 par dgounord.
Le documentaire télévisé réalisé par Yves Boisset a levé un coin du voile sur la tragédie de l’OTS. De nouvelles preuves discréditent totalement la version du « suicide collectif » et suggèrent une manipulation délibérée de l’opinion publique.
[CITATION] « Je le vois davantage comme un meurtre collectif. Je rejette formellement la thèse du suicide collectif décidé par tous – cette idée est du pur cinéma. » - déclare Bernard Geiger, Commissaire de police, canton du Valais (Suisse), ayant participé à l’enquête sur la mort des membres du Temple Solaire
_________
La tragédie du Temple Solaire fait à nouveau parler d’elle. Le cinéaste Yves Boisset a en effet réalisé un documentaire télévisé très troublant, Les mystères sanglants de l’OTS, qui a été diffusé fin janvier en Suisse, puis le 2 février sur France 2. A l’inverse de ce que l’on aurait pu attendre, l’enquête minutieuse d’Yves Boisset invite le téléspectateur à remettre en cause la version du suicide collectif. Le cinéaste n’affirme pas. Il n’a pas de thèse à défendre. Mais en reprenant les faits, en recueillant de nombreux témoignages, en interrogeant les policiers, les juges, les journalistes qui se sont occupés de cette affaire aussi bien en Europe qu’au Canada, il met en pièces la version officielle qui s’assimilerait plutôt à une tentative de manipulation de l’opinion publique.
Sans prétendre pouvoir dévoiler toutes les ramifications de l’histoire de l’OTS, Yves Boisset a su poser les questions dérangeantes. En présentant le déroulement des événements de façon claire, il a mis en évidence les lacunes et les failles des différentes enquêtes qui finissent par donner à ce drame l’allure d’une affaire d’Etat, bien éloignée du mythe officiel du « suicide collectif ». Et le téléspectateur s’interroge : pourquoi ce mythe ? A qui profite-t-il ?
REALITE ET FICTION
La chronologie de ces événements tragiques a été racontée maintes fois.
Le 30 septembre 1994, cinq cadavres carbonisés étaient retirés d’un chalet détruit par le feu à Morin Heights, dans la province canadienne du Québec. Les corps étaient criblés de coups de couteau. Ils étaient tous membres de l’Ordre du Temple Solaire (OTS), une société secrète fondée par le Français Joseph di Mambro, féru d’ésotérisme … et proche du tristement célèbre Service d’action Civique (SAC).
Cinq jours plus tard, près du village suisse de Cherey, une ferme à flanc de coteau était réduite en cendres. Dans les ruines, les sauveteurs découvraient les restes carbonisés de 23 personnes, qui avaient été droguées et exécutées d’une balle dans la tête. Cette même nuit, dans la région du Valais, à Salvan, trois maisons étaient consumées par les flammes. À l’intérieur, on retrouvera 25 corps : les victimes avaient été droguées, empoisonnées ou étranglées. Toutes les personnes tuées cette nuit-là étaient membres de l’OTS.
L’année suivante, les corps carbonisés de 16 membres de l’OTS sont découverts dans une clairière reculée du Vercors. Et finalement, en mars 1997, cinq autres membres de l’OTS seront découverts, morts, à Saint Casimir près de Montréal.
D’où le fil conducteur annoncé dans le documentaire : « On peut légitimement s’interroger : 74 morts, pour la plupart assassinés et pas de coupables. Comment la police et la justice françaises, réputées comme parmi les meilleures du monde, ont-elles pu en arriver là ? »
Après les premiers morts de 1994, les autorités canadiennes et suisses avaient rapidement mis fin à leurs enquêtes, puisque les dirigeants de l’OTS faisaient partie des victimes. Le Ministère français de la justice, quant à lui, a poursuivi une interminable instruction sur le drame du Vercors, pour aboutir finalement à la comparution de l’un des co-fondateurs de l’OTS, le chef d’orchestre Michel Tabachnik, devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour « participation à une association de malfaiteurs ». Mais M. Tabachnik a été relaxé en 2001, au bénéfice du doute. Les parties civiles et le parquet ayant fait appel, le procès en appel, maintes fois reporté, devrait avoir lieu en octobre 2006.
Les médias de l’époque, eux, ne se sont guère interrogés, mais ont unanimement repris la thèse officielle en parlant de « suicide collectif », canalisant ainsi l’émotion légitime soulevée par la tragédie et imprégnant la mémoire collective d’images choc qui allaient durablement marquer les esprits.
« La majorité des gens pense qu’il s’agit d’une bande de cinglés qui se sont éliminés eux-mêmes », écrit Joseph Harriss du Reader’s Digest. « Mais la plupart ont été froidement et méthodiquement assassinés. Et personne n’a pu expliquer pourquoi ils étaient morts… [Ce] dossier est considéré comme l’une des affaires criminelles les plus mystérieuses de ces dernières années. »
« Cela fait penser à une élimination systématique », déclare le professeur Anson Shupe, sociologue spécialisé dans l’étude des mouvements religieux. « Je ne crois pas qu’on puisse qualifier cela de rituel ésotérique. Je pense que c’était tout simplement un règlement de comptes. »
DES PREUVES IGNOREES
Très rapidement, des éléments sont apparus, qui contredisaient le scénario présenté par les médias.
« J’aimerais qu’on m’explique », déclare le journaliste français Maurice Fusier, « pourquoi le juge d’instruction du canton de Fribourg a fait détruire par le feu, 48 heures après la découverte du sanctuaire de Cheiry, toutes les pièces à conviction, devant les caméras de télévision. »
Jacques Saint-Pierre, un ancien de la Sûreté du Québec, explique que ses policiers envoyés en Suisse pour enquêter ont été menacés d’expulsion par le juge, alors qu’ils se contentaient d’attirer l’attention sur des pièces à conviction qu’il aurait peut-être été important de récupérer !
Pour Henri Pechot, frère d’une des victimes : « Les autorités suisses souhaitaient accréditer l’idée d’un suicide collectif, c’était clair. On peut dire que l’enquête suisse a été bâclée. » Les pompiers, par exemple, en arrivant aux chalets en feu, ont constaté que portes et volets avaient été cloués de l’extérieur …
Deux journalistes français, qui se sont rendu sur les lieux de la tragédie suisse un an après, ont trouvé dans les décombres de Salvan des preuves négligées par les enquêteurs (fioles de médicaments, cassettes enregistrées dans une enveloppe). Des preuves, font-ils remarquer avec une certaine ironie, qui « auraient pu intéresser la justice et la police. »
Ces cassettes sont des enregistrements de conversations téléphoniques avec le chalet, enregistrements probablement effectués sur l’ordre de Di Mambro. L’une d’elles est particulièrement intéressante car on y entend certains membres de l’OTS parler d’essayer de récupérer l’argent investi. Albert Giacobino, propriétaire de la ferme de Cheiry, dit : « Il y a une assemblée pour entériner les comptes, qui représentent la dette que la ferme a envers moi…. Si ce n’est pas versé, j’arrête tout. »
Albert Giacobino est mort lui aussi, un peu à l’écart des autres, étouffé dans sa chambre.
« La mise sur écoute des téléphones du Temple Solaire révèle de sérieux doutes et un malaise croissant parmi les membres. Ils se posaient des questions sur les finances », rapporte Joseph Harriss.
Mais les questions les plus inquiétantes sont liées aux événements du Vercors.
ASSASSINATS COLLECTIFS
En mars 2004, les membres des familles des victimes de l’OTS, dont Jean Vuarnet et son fils Alain, ont porté de nouvelles preuves à la connaissance du juge d’instruction de Grenoble, demandant la réouverture de l’enquête sur les événements du Vercors.
Ils ont tout d’abord présenté la copie d’une lettre datée du 21 avril 1997, soit presque 1 an et demi après les assassinats du Vercors, envoyée par un cabinet juridique à une banque française, et donnant les détails d’un versement de 17 millions de francs répartis entre plusieurs partis politiques, ainsi que l’OTS et l’Ordre des Rosicruciens. D’après l’avocat de la famille Vuarnet, Maître Alain Leclerc, cette lettre prouverait que des personnes extérieures, liées aux massacres du Temple Solaire, tiraient les ficelles et transféraient encore des fonds.
Ils ont également fait état de faits troublants, ignorés ou négligés jusque-là, sur les morts du Vercors. Ainsi, les parents de l’une des victimes, voient dans le fait que leur fille avait la mâchoire cassée un élément irréfutable allant dans le sens de leur conviction. Pour eux, elle a été frappée alors qu’elle essayait de se protéger et de protéger son enfant, également retrouvé parmi les cadavres : « Je connais ma fille, » a déclaré sa mère au cours de l’émission, « elle ne voulait pas se suicider, pas du tout ! ».
Ou encore, comme le confirme le témoignage d’un expert privé en combustion, interviewé dans le documentaire d’Yves Boisset, un taux normalement élevé de phosphore a été retrouvé sur les corps.
« S’il y a du phosphore », dit-il, « c’est qu’un lance-flammes a été utilisé… Neuf corps sur 16 étaient tellement carbonisés que les os avaient fondu, ce qui indique une chaleur d’au moins 1600°C, alors qu’en forêt et en plein hiver, avec de l’essence et du bois, [un feu] ne va pas au-delà de 700°C. » L’expert conclut à l’utilisation probable d’un lance-flammes de type militaire.
Autre exemple, sur les lieux, les voitures abandonnées par les victimes avaient été nettoyées pour effacer toutes les empreintes digitales. Plusieurs véhicules étaient verrouillés mais deux clés n’ont pas été retrouvées, ni sur les corps, ni dans leurs effets, ni aux environs. Quelqu’un est donc parti, vivant, avec les clés.
« A partir du moment où des indices disparaissent, ce n’est pas la peine d’être Colombo pour le savoir, ça veut dire que quelqu’un les a fait disparaître. […], dit avec ironie Maître Gilbert Collard, avocat de la famille Pechot. « Malheureusement, ni vous ni moi ne pouvons faire le travail que les enquêteurs n’ont pas fait. »
Malgré le nombre et l’importance des nouveaux éléments apportés dans ce sinistre dossier, la justice a une fois encore rejeté la demande de réouverture de l’enquête.
BLANCHIMENT D’ARGENT ET TRAFIC D’ARMES
« Un juge d’instruction suisse a qualifié les mouvements d’argent [de l’OTS] de colossaux, écrit Joseph Harriss du Reader’s digest. D’innombrables sociétés et associations servaient de façade, aidant à masquer des mouvements de millions de dollars sur des dizaines de comptes bancaires dans plusieurs pays sur trois continents. Les affaires du Temple Solaire sont tellement complexes qu’un rapport d’enquête secret suisse appelé Helios, obtenu par le Reader’s Digest, conclut qu’il nous est impossible de dire combien d’argent a transité par l’Ordre.’ »
La police montée canadienne confirme qu’au moment des premiers meurtres à Morin Heights, au Québec, une enquête était en cours sur une affaire de blanchiment d’argent au niveau de la branche canadienne du Temple Solaire. Simultanément, Radio Canada faisait état de preuves montrant que le groupe servait de couverture à des opérations de blanchiment d’argent et de trafic d’armes. Les armes transitaient par un homme de paille, par exemple un général d’un pays du tiers-monde, et se retrouvaient ensuite sur le marché noir. Selon Radio Canada, les profits générés par ces juteux trafics se trouvent en Australie et « la brigade financière [suisse] a demandé à une banque de Sydney de geler deux comptes qui contiendraient jusqu’à 186 millions de dollars. »
Interviewé lors de l’émission d’Yves Boisset sur France 2, Alain Vuarnet interroge : « … l’OTS est une sorte de grande lessiveuse pour blanchir de l’argent. Alors blanchiment d’argent pour faire quoi ? Blanchir quoi ? »
Selon Maître Alain Leclerc, son avocat : « Dès l’instant où l’on a une organisation criminelle qui fait du trafic d’argent, notamment de l’opération de blanchiment, on constate que dans les trois massacres au Canada, en Suisse et en France, les dix comptables de l’Ordre du Temple Solaire ont disparu. »
SERVICES SECRETS
L’histoire du Temple Solaire est jalonnée de nombreux indices qui laissent supposer une implication significative des services de renseignements.
Deux policiers, Jean Lardanchet, inspecteur de la PJ, et Patrick Rostan, de la police de l’air et des frontières, se trouvaient parmi les victimes du massacre du Vercors. En étaient-ils vraiment membres, ou étaient-ils en service commandé, en mission d’infiltration au sein de l’OTS? Il est hallucinant que deux policiers, membres avoués de l’OTS, aient poursuivi normalement leur carrière après les premiers massacres. Il est surtout extraordinaire que dans la clairière du Vercors l’un des deux policiers, Lardanchet, ait lui-même achevé quatorze des seize victimes avec son arme de service, comme le prouvent les rapports balistiques, avant de se « suicider ». Autre fait troublant, d’après son propre témoignage, l’ami et chauffeur occasionnel de Jean Lardanchet le déposait souvent au Ministère de l’Intérieur, rue des Saussaies…
Par ailleurs, lors de leurs interviews, Michel Tabachnik et le journaliste Maurice Fusier ont évoqué des preuves de connexions entre l’un des fondateurs de l’OTS, Joseph Di Mambro, et Charles Pasqua, ancien Ministre de l’Intérieur, soutien actif des “réseaux Foccart” et l’un des créateurs du notoire Service d’Action Civique (SAC).
Enfin, ne serait-ce pas la marque la plus nette de l’implication des services secrets que d’avoir réussi à imposer comme évidente, tous médias à l’appui, une thèse fabriquée de toutes pièces et qui résiste si mal au premier examen des faits, celle de « suicides collectifs » ? Pour cela, il fallait transformer la tragédie du Temple Solaire en « un problème purement sectaire » C’est à cette conclusion qu’est parvenu Alain Vuarnet, et il n’est pas le seul : « S’il y a eu crime, meurtre, c’était très certainement, je dirais… pour orienter l’opinion publique, la justice, les médias, la police vers une issue purement sectaire, afin d’éviter que l’on s’intéresse à justement ces magouilles financières. »
Le psychiatre Jean-Marie Abgrall, nommé en tant qu’expert dans l’enquête sur l’OTS, a tenu des propos bien étranges dans une déclaration au journal Nice Matin le 15 février 2003 : « C’est une vérité qui nous dépasse, qui va jusqu’au secret d’état. Je m’exprimerai un jour. Comme le juge, on a tous des versions officielles. Il y a une chape de plomb. Il y a trop d’enjeux, d’intérêts en jeu. »
LA RECUPERATION
Récupérant l’émotion soulevée par le soi-disant « suicide collectif », les militants opposés aux nouvelles spiritualités ont obtenu en 1995 la création d’une commission d’enquête parlementaire. Le rapport rendu par la commission en 1996 établit une liste noire regroupant pêle-mêle 172 mouvements philosophique et religieux (où l’on trouve même un groupe baptiste, confession de Martin Luther King). Les informations reprises sur cette liste, tout comme la campagne de désinformation sur ces groupes, émanaient des R.G.
Le travail de la commission a été poursuivi par « l’Observatoire [des nouveaux mouvements religieux] », mis en place à la demande de l’ancien Premier ministre Alain Juppé.
Curieusement, plusieurs fonctionnaires du monde du renseignement ont été nommés à cet observatoire, dont le psychologue des services de renseignements de l’Armée Jean-Pierre Morin et Jean-Michel Roulet…devenu depuis Président de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Dérives Sectaires. J.P. Morin et J.M. Roulet sont tous deux sortis de l’Institut des Hautes Études pour la Sécurité Intérieure (IHESI), un groupe d’experts chargés d’éclairer l’action du Ministère de l’Intérieur, comprenant des membres des services de police et de renseignements, dont J.M. Roulet a été le président de Décembre 1994 à Juin 1995.
Quant à Jean-Pierre Morin, qui veut depuis longtemps faire promulguer un texte de loi limitant les libertés religieuses, il a exprimé son opinion sans détours (1) : « Tant qu’il n’y aura pas en France une affaire identique à celle du Guyana (2), on peut être certain que ce texte proposé au Parlement n’obtiendra pas l’assentiment des députés et des sénateurs. » Simple coïncidence ?
Le drame de l’OTS allait permettre de justifier une décennie d’atteintes aux droits de l’homme en France, grâce à une campagne d’amalgame entre le Temple Solaire et les nouvelles spiritualités.
Des organismes officiels commençaient à financer des associations antireligieuses afin d’entretenir l’hystérie. Ces associations (ADFI, UNADFI et autre CCMM) ont reçu plus de 4,5 millions d’euros de subventions publiques entre 1995 et 2000.
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Tout au long de son émission, Yves Boisset montre à quel point toutes les personnes concernées restent hantées par ces massacres inexpliqués. Grâce à la persévérance des familles des victimes, des pistes se sont peu à peu dessinées, faisant s’écrouler le mythe du suicide collectif des membres de l’Ordre du temple Solaire devant le faisceau de preuves qui contredisent la version officielle, et laissant entrevoir une manipulation de grande ampleur.
Car sur cet énorme mensonge s’est bâtie toute une machinerie gouvernementale pour lutter contre les nouveaux mouvements spirituels et religieux.
Pour le pasteur Robert Hostetter, responsable des émissions protestantes à la radio et à la télévision nationales belges, à Bruxelles : « Cette émission devrait rappeler aux autorités que continuer à entretenir le mythe du suicide collectif des membres du Temple Solaire pour justifier la « persécution » de milliers de citoyens français est complètement irresponsable et répréhensible. »
« Les morts du Temple Solaire ont constitué une opportunité exceptionnelle pour ceux qui se consacrent à la lutte contre les religions », observe Christiaan Vonck, recteur à la Faculté d’Etude comparative des religions à Anvers. « L’OTS est devenu la justification absolue d’une campagne dont l’objectif est de détruire la liberté individuelle de choix, de pensée et de croyance. »
Il faut aujourd’hui aller au bout de la réflexion : si l’OTS n’était qu’une couverture pour de vastes trafics, si les « suicides » n’étaient qu’un règlement de comptes pour faire taire ceux qui voulaient récupérer leur argent ou qui en savaient trop, si les coupables de ces meurtres courent toujours, si la médiatisation d’un soi-disant phénomène sectaire en France n’était à l’origine qu’une manipulation destinée à détourner l’émotion du public, alors les étonnantes campagnes anti-religieuses à la française deviendraient enfin compréhensibles.
Finalement, la politique de discrimination engagée contre certaines catégories de citoyens en raison de leurs croyances ne serait qu’un gigantesque écran de fumée pour qu’on n’approche pas de la réalité des faits de cette ténébreuse affaire.
(1) dans son ouvrage Sectarus, paru en 1982.
(2) Rappel des faits concernant Guyana
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