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Archive de la catégorie actualité
Une nouvelle loi contre la discrimination
30.6.2008 par dgounord.
Le 27 mai dernier, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une nouvelle loi n° 2008-496 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations.
Par cette loi, le gouvernement français entend s’adapter au droit communautaire et reconnaît ainsi comme discriminée toute personne traitée de manière moins favorable qu’une autre en raison de sa religion ou de ses convictions.
Ci-dessous un extrait des articles 1 et 2 :
Article 1
Constitue une discrimination directe la situation dans laquelle, sur le fondement de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, sa religion, ses convictions, son âge, son handicap, son orientation sexuelle ou son sexe, une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre ne l’est, ne l’a été ou ne l’aura été dans une situation comparable.
Article 2
2° Toute discrimination directe ou indirecte fondée sur le sexe, l’appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, la religion ou les convictions, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle est interdite en matière d’affiliation et d’engagement dans une organisation syndicale ou professionnelle, y compris d’avantages procurés par elle, d’accès à l’emploi, d’emploi, de formation professionnelle et de travail, y compris de travail indépendant ou non salarié, ainsi que de conditions de travail et de promotion professionnelle.
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Un phénomène de l’édition
26.6.2008 par dgounord.
Communiqué de presse
Un phénomène de l’édition
Présenté aux plus grands salons du livre
Au cours des derniers mois, les nouvelles éditions des livres de Ron Hubbard ont été présentées aux professionnels et au grand public dans les différents « salons du livre » internationaux.
Il s’agit des éditions 2007 de célèbres classiques du développement personnel et de la philosophie moderne. Ces ouvrages viennent d’être republiés avec un glossaire et un index améliorés, ainsi que la mise en page. Ils ont fait l’objet d’une parution simultanée en 15 langues.
Parmi eux, le célèbre ouvrage La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps, livre qui a démarré un mouvement
mondial, aujourd’hui en pleine expansion.
Ces ouvrages ont été présentés cette année dans les salons du livre de Francfort, Londres, Bologne, Leipzig, Moscou, New Delhi, Budapest, etc. et figurent déjà dans des centaines de bibliothèques du monde entier.
Depuis le lancement de cette collection, connue sous le nom des Fondements de la Dianétique et de la Scientologie, plus d’un million d’exemplaires se sont vendus. Elle comprend 18 livres et 11 séries de conférences sur les découvertes évolutionnaires au sujet du mental humain et de la vie, 200 conférences données en public par Hubbard lui-même sur tous les continents, à l’époque où le livre La Dianétique commençait sa carrière de best-seller.
Sept de ces titres, destinés aux débutants en Dianétique et Scientologie, viennent également de paraître en formats broché et livre-audio. Leur succès est probablement dû au fait que l’on y trouve des réponses qui concernent tout un chacun, et des solutions aux problèmes de la vie de tous les jours.
Les deux maisons d’édition qui publient les ouvrages de Ron Hubbard ont dû installer deux immenses imprimeries numériques et quadrupler leurs entrepôts et services d’expédition afin de pouvoir répondre à la demande.
Ron Hubbard est aujourd’hui l’auteur le plus publié au monde, avec 1084 ouvrages différents en distribution.
Vous pouvez trouver ces ouvrages sur : www.non-stress.com et www.scientologieparis.com
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Secte et Laïcité
22.5.2008 par dgounord.
Secte et laïcité, illustré par la déclaration du ministère de l’intérieur suite à une question au parlement du député des Deux Sèvres Jean Grellier.
| Question N° : 16493 |
de M. Grellier Jean (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Deux-Sèvres) |
| Ministère interrogé : | Relations avec le Parlement |
| Ministère attributaire : | Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales |
| Question publiée au JO le : 12/02/2008 page : 1117 | |
| Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4230 | |
| Rubrique : | Esotérisme |
| Tête d’analyse : | sectes |
| Analyse : | lutte et prévention |
| Texte de la QUESTION : |
M. Jean Grellier alerte M. le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement sur les publications récemment reçues par les parlementaires relatives à la psychiatrie. Il y a quelques semaines, une brochure luxueuse, agrémentée de surcroît d’un DVD édifiant quant au diagnostic sur les « mérites » de la pratique de la psychiatrie, était transmise à tous les députés. Lecture faite des mentions légales de ce document, il apparaît qu’il émane de l’Eglise de Scientologie. Selon le rapport parlementaire n° 2468, l’Eglise de Scientologie est identifiée de manière indéniable comme un mouvement sectaire. Les sectes peuvent donc librement faire œuvre de prosélytisme jusque dans nos institutions où les principes de laïcité et de rationalisme éclairé conditionnent nos principes républicains. Il lui demande donc de bien vouloir lui expliquer sa position quant à ce qui semble être pour le moins un paradoxe extrêmement gênant. |
| Texte de la REPONSE : |
Le droit positif ignore la notion de secte à laquelle n’est attachée aucune conséquence juridique. Cette absence de définition résulte de la conception française de la laïcité, qui trouve son fondement dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen disposant que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble par l’ordre public institué par la loi », et qui pose ainsi clairement le principe de la neutralité de l’Etat à l’égard des opinions religieuses. C’est pourquoi tout courant de pensée peut librement s’exprimer, tant qu’il agit dans le cadre de la loi. Néanmoins, si la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes, elle réprime les dérives constatées dans certains groupements qui peuvent, en l’état actuel de notre droit, tomber d’ores et déjà sous le coup de multiples qualifications pénales. L’intitulé de la « mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires » créée par décret le 28 novembre 2002 résume la conception des pouvoirs publics en la matière ; cette même conception a sous-tendu l’élaboration de la loi n°2001-504 du 12 juin 2001 visant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droit de l’homme et aux libertés fondamentales. |
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“66 minutes” : la vérité rétablie
21.5.2008 par dgounord.
Je publie ci-après la lettre adressée au Président de M6 suite à l’émission du 6 mai dernier.
Je tenais à apporter certaines précisions quant aux passages caricaturant l’Eglise montrant qu’en France la Scientologie est encore un sujet diabolisé alors qu’en Espagne et dans de nombreux autres pays elle est reconnue comme une religion.
|
Paris, le 15 mai 2008
Monsieur le Président, Dans l’émission «66 minutes» du 6 Mai dernier, vous avez consacré un reportage sur l’Église de Scientologie et interviewé un certain nombre de personnes. Cependant, nous avons relevé plusieurs inexactitudes importantes que nous souhaitons porter à votre connaissance et à celle de vos journalistes. Vous commencez votre reportage à Nice où vous faites la relation entre le suicide d’une jeune étudiante suédoise et le fait qu’elle soit passé à la mission de Scientologie huit heures plus tôt pour obtenir les résultats d’un test de personnalité. Cela revient à accuser l’église de Scientologie des échecs de la psychiatrie, ce qui est très offensant. D’après les déclarations publiées dans les médias, sa famille a déclaré qu’elle était suivie en psychiatrie depuis l’âge de 10 ans et avait subi plusieurs internements dans divers établissements, y compris qu’elle était sous-antidépresseurs au moment des faits. Comme vous le savez, il y a 11000 suicides par an en France, c’est la deuxième cause de mortalité (des 15/24 ans) après les accidents de la route. D’après une étude réalisée par l’AFSAPS (Agence Française de Sécurité des Aliments et Produits Sanitaires) il y a une corrélation entre l’augmentation de la prescription d’antidépresseurs et le geste suicidaire. Vous poursuivez avec un reportage en Sardaigne où là il est question de « séquestration » d’une personne psychotique par des scientologues. Vous entrez dans un service psychiatrique pour interviewer cette personne, sachant qu’elle est en état de faiblesse et vous faites un montage de telle sorte que celle-ci semble « normale ». Une fois de plus, les faits sont tout autres et vous le savez très bien : Martine Boublil avait déjà subi deux hospitalisations psychiatriques ; son frère médecin a fait son possible pour satisfaire la demande de Martine de ne pas être à nouveau internée en psychiatrie et malheureusement, il est quasiment impossible de trouver des structures alternatives en France contrairement à nos voisins européens. Alors que des interviews ont été réalisées avec des scientologues, vous faites l’impasse sur ceux-ci et préférez donner la parole à des ex-membres comme Roger Gonnet qui a été expulsé de l’Église de Scientologie il y a plus de 26 ans, parce qu’il refusait (selon lui), de diffuser les Écritures authentiques de la Scientologie. Il fonctionnait selon ses propres méthodes qu’il qualifie de “méthodes pas nécessairement orthodoxes”. Dans son étude intitulée, «Apostats et nouveaux mouvements religieux » Bryan Wilson, fameux sociologue des religions à l’université d ‘Oxford écrit ceci : « Ni le chercheur en sociologie objectif, ni un tribunal ne peuvent aisément considérer l’apostat comme une source crédible ou digne de foi d’évidence. Il doit toujours être perçu comme quelqu’un que son histoire personnelle prédispose aux préjugés vis-à-vis de son affiliation et de son engagement religieux précédents, et l’on doit soupçonner qu’il agit en fonction d’une motivation personnelle pour se défendre et regagner son amour-propre, en se présentant d’abord comme une victime, puis comme un croisé sur la voie de la rédemption. Comme divers exemples l’ont montré, il est susceptible d’être influencé et prêt à étoffer ou à embellir ses griefs pour satisfaire cette race de journalistes qui place le sensationnel au-dessus de l’exposé objectif de la vérité. » Vous avez tenté de discréditer « l’électromètre », instrument religieux en ignorant volontairement toutes les expertises faites par des professionnels (et non des apostats) telles que celle de Jean-Marie Pacqueteau, ingénieur en électronique, professeur de physique qui conclut que : « L’originalité de électromètre est sa simplicité, sa rapidité d’utilisation, sa parfaite adaptation à son usage qui constituent les principales caractéristiques de cet appareil unique en son genre, dont l’invention est celle du fondateur de la Scientologie, Monsieur Hubbard ». Ou celle de l’ingénieur Michel Barbaux qui dans son expertise du 20 juillet 1976 considère que : « L’électromètre ne guérit rien et ne lit pas la pensée. Il s’adresse à la personne en tant qu’être spirituel et par là même est un appareil d’ordre religieux. » La Scientologie est une religion, elle revêt une grande importance pour notre culture contemporaine. À ce titre, les plus grands experts en religion et en sociologie dans le monde l’ont étudiée. Ceux-ci proviennent des plus prestigieuses universités à Oxford, Rome, Paris, le Cap, Stockholm, Buenos Aires, Helsinki, Tokyo et des quatre coins du monde. Ces spécialistes ont étudié la Scientologie comme ils le font pour toute religion émergente : selon la norme. Beaucoup d’entre eux ont même publié leurs conclusions, lesquels offrent une vue unique de la Scientologie. Naturellement chacun de ces experts s’est fondé sur son héritage culturel et sur sa propre méthode d’analyse. Mais il est intéressant de noter que tous ont abordé la classification de la religion selon des critères similaires. Ils ont recherché trois caractéristiques fondamentales :
Sur la base de ces critères, chaque expert ayant examiné la Scientologie a conclu qu’elle possédait les éléments requis d’une religion. Enfin Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements Généraux s’exprime en ces termes dans son livre « Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout » : «Le terme secte remonte à l’hérésie chrétienne. Doit-il être utilisé aussi facilement aujourd’hui? J’en doute sincèrement. (…) J’estime que la conception américaine de religion minoritaire n’est pas dénuée de fondement. (…) Doit-on confondre dans un même vocable, sectes et mouvements minoritaires pratiquant le prosélytisme comme les Témoins de Jéhovah ? Franchement je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la Scientologie ou les Témoins de Jéhovah, mais faut-il pour autant les diaboliser ? Sous prétexte de protéger la liberté de conscience, on empêche les citoyens d’embrasser les croyances de leur choix, ce qui est contraire à la laïcité bien comprise…» Espérant que cette mise au point sera prise en considération, et restant à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées. Danièle Gounord |
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Une grande ignorance de la Scientologie
6.5.2008 par dgounord.
Voici un extrait d’un reportage diffusé par ARTE au mois d’avril 2008.
Pour en savoir plus sur les cérémonies de Scientologie
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Un pro et un antisectes s’affrontent
4.4.2008 par dgounord.
La Miviludes reproche à l’Église de scientologie d’exercer une activité de lobbying en prenant comme exemple l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopérat.ion en Europe). Qu’en dites-vous ?
Danièle Gounord. C’est scandaleux ! C’est une atteinte à la liberté d’expression. C’est une tribune que nous pouvons utiliser quelques minutes deux fois par an pour défendre notre point de vue et répondre aux attaques comme celles de la Miviludes.
Jacques Miquel. Il n’y a pas que la Scientologie qui a infiltré l’OSCE, grâce à des ONG faux-nez avec lesquelles elle manipule cet organisme. Les sectes utilisent aussi le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme.
L’action et l’existence de la Miviludes ont été critiquées par la ministre de l’Intérieur et une conseillère de l’Élysée. Qu’en pensez-vous?
D. G. La Miviludes ne respecte pas son devoir de neutralité. Elle a évincé les universitaires qui en étaient membres et qui ne se sentaient pas libres. Nous avons demandé la création d’une instance de médiation, d’un observatoire qui serve d’interface.
J. M. La Miviludes fait un excellent travail. Dans le rapport remis hier, elle met en avant l’augmentation des dérives sectaires dans les domaines de la santé, de la formation professionnelle, des enfants. C’est son caractère interministériel qui lui permet de soulever des affaires qui n’ont rien à voir avec le religieux. Le supprimer serait tuer l’institution.
Justement, quel est, selon vous, son avenir ?
D. G. Nous n’avons pas changé d’avis. Nous souhaitons sa disparition sous sa forme actuelle. Nous ne demandons pas, en revanche, de révision de la loi de 1905. Simplement, nous souhaitons pouvoir pratiquer notre spiritualité en paix.
J. M. Le gouvernement maintient la Miviludes. Mais je constate que depuis les déclarations de Mme Alliot-Marie, les préfets ne nous invitent plus aux réunions des cellules de vigilance. C’est une régression.
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Intervention du 21 février dans l’émission C à dire
4.4.2008 par dgounord.
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Rectificatif
31.3.2008 par dgounord.
Dans un article du Monde du 1er avril intitulé “L’Eglise de Scientologie se prépare à affronter soupçons et enquêtes” il est indiqué que “Les Codes de la Scientologie ne permettent pas l’administration de neuroleptiques à haute dose”.
En réalité, il n’existe aucun code ou texte de notre Eglise interdisant l’utilisation de médicaments quels qu’ils soient. Ce que les scientologues dénoncent, ce sont les abus psychiatriques.
D’autre part l’article indique également que selon mes dires :”la politique du gouvernement est de rechercher des affaires pénales….” En fait, il s’agit de la Miviludes. Monsieur Jean-Michel Roulet avait en effet déclaré lors de sa nomination à la tête de la Miviludes :”S’il pouvait y avoir 2 ou 3 procès marquants pendant que je suis à ce poste, je ne serais pas mécontent”.
Pour finir lorsque l’article me fait dire “si cette commission (parlementaire) aboutissait… cela provoquerait des réactions violentes et une solidarité internationale….” Je n’ai pas parlé de “réactions violentes” mais il est certain que dans une telle situtation, la communauté internationale des scientologues se mobiliserait pour défendre sa religion.
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L’Eglise de Scientologie lance son site Video sur Scientologie.fr
18.3.2008 par dgounord.
Le site vidéo de Scientologie est lancé aujourd’hui afin de donner une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion de Scientologie, ainsi que des informations sur les nombreux programmes humanitaires soutenus par l’Eglise.
L’Eglise de Scientologie a lancé un nouveau site vidéo sur son site web officiel (www.scientologie.fr). Le site vidéo de Scientologie donne une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion tout en répondant à la question « Qu’est-ce que la Scientologie ? », et fournit des informations sur les nombreux programmes humanitaires parrainés par l’Eglise - des programmes consacrés à la drogue, à l’illettrisme, à la défense des droits de l’homme et aux secours sur les lieux de catastrophes.
Le site vidéo présente 82 vidéos, soit environ 3 heures de diffusion. Ces vidéos avaient déjà été mises à la disposition du grand public lors des expositions internationales organisées par l’Eglise.
En mettant en ligne le site vidéo de Scientologie sur son site internet, l’Eglise se donne les moyens de diffuser des informations beaucoup plus larges et plus détaillées à ceux qui se posent des questions sur cette religion. Les visiteurs du site vidéo de Scientologie qui se posent simplement la question : « La Scientologie, qu’est-ce que c’est ? » peuvent demander une brochure gratuite intitulée « Une description de la religion de Scientologie », ou recevoir d’autres livres de base de Scientologie ou de Dianétique.
Les scientologues sont plusieurs millions et viennent de tous les horizons : les vidéos en ligne présentent des paroissiens scientologues qui expliquent eux-mêmes pourquoi la Scientologie est la religion qu’ils ont choisie.
L’Eglise de Scientologie a toujours considéré Internet comme un moyen de communication pour diffuser des informations authentiques concernant sa religion, et s’est concentrée sur l’utilisation d’Internet pour faire connaître son message et sa mission dans le monde. Depuis 1996, les sites de l’Eglise mettent à la disposition du public des centaines de milliers de pages de documents et d’images concernant la religion de Scientologie. Ces sites sont disponibles dans la plupart des langues principales et sont visités par des dizaines de millions de gens chaque année.
L’Eglise croit fermement que la compréhension passe par la connaissance et l’information.
C’est dans cet esprit que l’Eglise met en ligne ce site vidéo pour répondre à la question la plus souvent posée : Qu’est-ce que la Scientologie ?
L’Eglise de Scientologie invite tous ceux qui souhaitent avoir des informations sur la religion de Scientologie à visiter le site vidéo www.scientologie.fr.
Pour plus d’information, contacter :
Danièle Gounord, Porte-parole
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Révolution culturelle dans la lutte antisectes
10.3.2008 par dgounord.
Enfin une analyse pertinente la lutte contre les religions émergentes en France par Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et professeur des universités à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, parue dans Le Monde le 3 mars 2008
Révolution culturelle dans la lutte antisectes
Pour la première fois depuis presque trente ans, la culture du terrain, celle du ministère de l’intérieur, soucieux de la sécurité des personnes, et celle des sociologues, soucieux de la connaissance du fait religieux, est en train de l’emporter sur celle de la dénonciation tous azimuts.
Mais ce n’est pas sans mal, sans un combat au corps-à-corps qui se joue aujourd’hui au sommet de l’Etat. Parce qu’il faut bien comprendre que nous ne sommes absolument pas, sur la question des sectes, contrairement à ce que masque le tumulte ambiant, dans un débat politique, mais dans le face-à-face de deux communautés de hauts fonctionnaires, deux cultures administratives en somme, celle du ministère de l’intérieur (le Bureau central des cultes, BCC), et celle de Matignon (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, Miviludes).
Revenons au début des années 1980, au moment du premier rapport parlementaire sur les sectes lorsque se constitue le consensus administratif antisecte : Matignon et le ministère de l’intérieur parlent de la même voix. C’est l’époque du désenchantement de la gauche mitterrandienne, après la victoire de 1981, qui doit mettre en place une politique de rigueur face à la crise économique. On cherche les responsables de cette frustrante situation. Les sectes étranges sont de parfaits boucs émissaires, mais pas seulement elles. Les premières dénonciations des sauvageons des cités datent des mêmes années. La machine administrative va s’emballer dès le début.
Deux associations vont s’illustrer dans cette croisade : le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), plutôt gauche jacobine laïciste, gardien du sanctuaire de la vérité rationnelle contre les superstitions, et l’Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu (Unadfi), plutôt droite libérale, voire chrétienne, défendant la cellule familiale et l’individu contre les influences néfastes. Ces deux associations deviendront les seuls informateurs patentés de l’Etat, recevant des millions d’euros de subventions.
L’ensemble des universitaires, des chercheurs au CNRS, sélectionnés et appointés par la République pour étudier scientifiquement ces mouvements seront d’abord légèrement blâmés en raison de leur réticence à pointer le danger sectaire, puis ils seront carrément exclus de toute discussion, et enfin accusés de trahir la République. Tous les chercheurs, sans exception, je dis bien tous, quelles que soient leur appartenance partisane ou leurs opinions politiques, tous les spécialistes du religieux sont d’accord depuis trente ans pour dire que les listings établis par les commissions parlementaires ainsi que les prétendues enquêtes des missions interministérielles sont fantaisistes.
Dans les années 1990, Matignon, avec la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), va devenir le Vatican de la croisade, mobilisant tous les ministères (éducation nationale, travail, santé, etc.) contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à une secte. Mais ce beau consensus va s’effriter, pour deux raisons.
D’abord, parce que les hommes de terrain des ministères, à la justice, à l’éducation nationale, les inspecteurs académiques, et bien sûr et surtout les fonctionnaires des renseignements généraux (les RG), pourtant convaincus au départ d’un danger sectaire, se rendent compte que le problème est surévalué. Ensuite, parce que les grandes religions, en particulier les catholiques et les protestants, qui jusque-là avaient laissé faire une si opportune disqualification de groupes concurrentiels, s’inquiètent de cette ambiance de croisade. Le dernier rapport de la MILS ne s’en prendra plus, effectivement, seulement aux sectes, mais à la superstition, à l’intégrisme, et finalement au religieux en général.
Dans la foulée, nous sommes en 2001, la loi About-Picard contre les sectes est sur le point d’être votée : on n’était jamais allé si loin. Mais, coup de théâtre, lorsque Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, consulte sur cette loi le Comité consultatif des droits de l’homme, dans lequel siègent des représentants des grandes religions, l’avis est mitigé. La loi sera alors, en dépit d’une résistance acharnée des troupes antisectes, dépouillée de son contenu. L’équilibre des forces a changé.
Immédiatement après ces événements, la MILS est d’ailleurs remplacée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Message clair : se contenter d’être vigilant, et non plus partir en croisade ; ne pas frapper les sectes en soi, mais seulement celles qui “dérivent”.
Depuis 2001 l’opposition des deux cultures administratives s’est envenimée. D’un côté le ministère de l’intérieur, le BCC avec les RG, globalement d’accord avec les chercheurs sur l’innocuité de l’écrasante majorité des nouveaux mouvements religieux, et de l’autre une Miviludes restée offensive et sourde à la critique, retranchée à Matignon. Cet antagonisme éclatera soudain au grand jour lors de l’audition des hauts fonctionnaires des différents ministères par la commission chargée du dernier rapport de décembre 2006 sur les sectes.
La plupart des fonctionnaires ministériels déclareront qu’il n’y a pas de problème, en premier lieu le chef du bureau central des cultes, qui spécifiera à propos des Témoins de Jéhovah, alors dans le collimateur, qu’aucun problème de pronostic vital d’enfant lié au refus de transfusion ne s’est posé jusqu’à présent, contrairement aux allégations qui évoquent… 45 000 enfants en danger.
Le directeur des RG osera ajouter qu’après enquêtes auprès des préfectures, de l’éducation nationale, de la DASS (direction des affaires sanitaires et sociales), des centres aérés, des organismes qui s’occupent de la jeunesse, on ne trouve que “quelques dizaines de signalements”. Le chef du BCC sera alors pris à partie, sommé violemment de se rétracter.
Les paroles de Michèle Alliot-Marie sur la Miviludes ou de Valérie Pécresse sur les sectes n’ont donc rien à voir avec “la laïcité en danger”, mais reflètent une évolution administrative de toute façon nécessaire juridiquement face à la Cour européenne des droits de l’homme, qui épingle la France depuis plusieurs années pour discrimination religieuse.
La culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d’ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu’elle fait régner. Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme Inform chez nos voisins anglais, qui n’est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l’Etat et le public.
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