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Archive pour 30.4.2009

La Scientologie est une religion moderne pour un monde moderne

Extrait

Par Aldo N. Terrin, Professeur des universités de Mila net d’Urbino, Titulaire de la Chaire de “science des religions” à l’Institut Pontifical de Liturgie Pastorale de Santa Giustina à Padoue

« Mais en Scientologie il y a quelque chose de plus, d’essentiel à chaque religion en relation avec le thétan1, qu’est l’idéal du salut. L’idée du salut comme nous l’avons souligné – est au centre de la religion et en Scientologie, ce salut est réalisé à travers la liberté et l’auto-détermination du thétan. Donc nous ne sommes pas loin de sujets essentiels propres à chaque religion.

Maintenant, bien qu’il soit vrai que la Scientologie se qualifie soit par l’entité spirituelle appartenant et en même temps dépassant l’homme, soit par le concept du salut – sujet qui dans l’absolu spécifie chaque vrai ambitus religieux – je pense alors que la Scientologie est une vraie religion car le sens de ces deux éléments essentiels est présent en son sein de manière très claire. Il n’y a pas de doute du reste, que l’idée de « l’esprit » et l’idée du salut constituent la trame  et le but le plus élevé de la Scientologie dans toutes ses modalités et ses diverses étapes. Parvenir à la liberté propre au thétan au-delà des conditionnements variés du MEST signifie que l’un des aspects fondamentaux conduisant au salut est mis en œuvre. Et en fait le salut est atteint par une série d’étapes qui portent toujours plus haut vers la survie en tant qu’infini. Donc à l’intérieur du monde de la Scientologie, nous nous apercevons que la vie va bien au-delà d’elle-même. À travers des formes d’autodétermination et de liberté, elle débouche de façon quasi naturelle sur l’horizon de l’infini. Et ceci est un point de non retour pour l’Eglise de Scientologie. Le vrai sacré démontre toute sa force et sa transcendance dans  cette « incursion », dans cet « outre » assumé par l’apparence du vrai infini. Sur cette longueur d’onde, R. Hubbard eut à écrire qu’un homme qui ne croit pas en l’être suprême n’est pas un homme véritable. Il dit que «  les hommes privés d’une foi en un être suprême sont moins capables, moins éthiques et moins valables vis-à-vis d’eux-mêmes et de la société ». La huitième et dernière dynamique n’est pas liée à des épiphénomènes du monde, mais au concept même de « Dieu » ou « d’être suprême » qui est inclus dans le concept du sacré et dans la corrélation entre « thétan » (être spirituel) et Être Suprême. Le sacré et le salut sont donc réunis dans l’idée suprême d’infini et constituent le point final de la sotériologie2 de la Scientologie. R. Hubbard ne permet pas que soit donné un nom propre à ce Suprême dont l’idée est proche à l’idée propre des autres religions occidentales, mais en réalité l’idée sous-jacente à toute cette vision n’est autre que l’idée du divin rejoint à travers la huitième dynamique. Le divin et seulement dans le divin qu’aboutit le vrai iter3 de la Scientologie.

1.    Thétan : La personne elle-même, pas on corps ou son nom, par l’univers physique, son mental ou quoi que ce soit d’autre ; ce qui est conscient d’être conscient ; l’identité qui est l’individu
Le terme vient de la lettre grecque thêta, symbole de la pensée, de la vie ou de l’esprit.
Cela permet d’éviter de le confondre avec les anciens concepts de l’âme.

2.    Sotériologie : Partie de la théologie qui étudie ce que recouvre la notion de salut, en quoi Jésus peut être qualifié de Sauveur, et ce dont il nous sauve.

3.    Lat. marche, voie, parcours, voyage.

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