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daniele-blog.jpgDans un article du Monde du 1er avril intitulé “L’Eglise de Scientologie se prépare à affronter soupçons et enquêtes” il est indiqué que “Les Codes de la Scientologie ne permettent pas l’administration de neuroleptiques à haute dose”.
En réalité, il n’existe aucun code ou texte de notre Eglise interdisant l’utilisation de médicaments quels qu’ils soient. Ce que les scientologues dénoncent, ce sont les abus psychiatriques.

D’autre part l’article indique également que selon mes dires :”la politique du gouvernement est de rechercher des affaires pénales….” En fait, il s’agit de la Miviludes. Monsieur Jean-Michel Roulet avait en effet déclaré lors de sa nomination à la tête de la Miviludes :”S’il pouvait y avoir 2 ou 3 procès marquants pendant que je suis à ce poste, je ne serais pas mécontent”.

Pour finir lorsque l’article me fait dire “si cette commission (parlementaire) aboutissait… cela provoquerait des réactions violentes et une solidarité internationale….” Je n’ai pas parlé de “réactions violentes” mais il est certain que dans une telle situtation, la communauté internationale des scientologues se mobiliserait pour défendre sa religion.

L’Eglise de Scientologie lance son site Video sur Scientologie.fr

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Le site vidéo de Scientologie est lancé aujourd’hui afin de donner une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion de Scientologie, ainsi que des informations sur les nombreux programmes humanitaires soutenus par l’Eglise.

L’Eglise de Scientologie a lancé un nouveau site vidéo sur son site web officiel (www.scientologie.fr). Le site vidéo de Scientologie donne une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion tout en répondant à la question « Qu’est-ce que la Scientologie ? », et fournit des informations sur les nombreux programmes humanitaires parrainés par l’Eglise - des programmes consacrés à la drogue, à l’illettrisme, à la défense des droits de l’homme et aux secours sur les lieux de catastrophes.

Le site vidéo présente 82 vidéos, soit environ 3 heures de diffusion. Ces vidéos avaient déjà été mises à la disposition du grand public lors des expositions internationales organisées par l’Eglise.

En mettant en ligne le site vidéo de Scientologie sur son site internet, l’Eglise se donne les moyens de diffuser des informations beaucoup plus larges et plus détaillées à ceux qui se posent des questions sur cette religion. Les visiteurs du site vidéo de Scientologie qui se posent simplement la question : « La Scientologie, qu’est-ce que c’est ? » peuvent demander une brochure gratuite intitulée « Une description de la religion de Scientologie », ou recevoir d’autres livres de base de Scientologie ou de Dianétique.

Les scientologues sont plusieurs millions et viennent de tous les horizons : les vidéos en ligne présentent des paroissiens scientologues qui expliquent eux-mêmes pourquoi la Scientologie est la religion qu’ils ont choisie.

L’Eglise de Scientologie a toujours considéré Internet comme un moyen de communication pour diffuser des informations authentiques concernant sa religion, et s’est concentrée sur l’utilisation d’Internet pour faire connaître son message et sa mission dans le monde. Depuis 1996, les sites de l’Eglise mettent à la disposition du public des centaines de milliers de pages de documents et d’images concernant la religion de Scientologie. Ces sites sont disponibles dans la plupart des langues principales et sont visités par des dizaines de millions de gens chaque année.

L’Eglise croit fermement que la compréhension passe par la connaissance et l’information.

C’est dans cet esprit que l’Eglise met en ligne ce site vidéo pour répondre à la question la plus souvent posée : Qu’est-ce que la Scientologie ?

L’Eglise de Scientologie invite tous ceux qui souhaitent avoir des informations sur la religion de Scientologie à visiter le site vidéo www.scientologie.fr.

Pour plus d’information, contacter :

Danièle Gounord, Porte-parole

La loi 1905 n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes.

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Il y a eu récemment nombre de polémiques sur la loi de 1905. En fait, personne ne semble la connaître réellement et particulièrement comment un mouvement devient religion. Je viens de retrouver les propos du professeur Jacques Robert, Président honoraire de l’Université Panthéon Assas (Paris II), ancien membre du Conseil Constitutionnel, répondant à une question lors du colloque « les Nouvelles Formes du Sentiment Religieux : un défi pour la laïcité moderne ? » qui s’est tenu le 29 janvier 2003 à la Maison du Barreau.

« Avant la loi de 1905, qui prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le ministère de l’Intérieur s’appelait le ministère de l’intérieur et des Cultes, ce qui est tout à fait normal. Lorsqu’il y a eu séparation, elle a été institutionnelle, c’est-à-dire qu’il n’y a plus eu de rapports institutionnels entre l’Etat et les religions considérées comme des institutions. Mais vous ne pouvez pas empêcher que l’Etat s’intéresse au fait religieux. Il ne pénètre pas dans l’organisation des religions ni des Eglises mais il est obligé de tenir compte du fait religieux. Alors comme il y a séparation, le ministère de l’Intérieur ne s’appelle plus nécessairement ministère de l’Intérieur et des Cultes mais à l’intérieur du ministère de l’Intérieur il y a une direction qui a pris un peu la place de ce qui était le ministère des Cultes avant la loi de séparation pour, non pas pénétrer dans le domaine des Eglises, mais pour appréhender le fait religieux. Alors, il y a un directeur des cultes. Certains d’entre vous ont fait allusion à François Béjean, qui a été pendant très longtemps directeur des cultes. C’était un conseiller d’Etat, chargé au sein du ministère de l’Intérieur de suivre, non pas institutionnellement des religions mais de prendre acte des problèmes juridiques que posait l’existence des religions en France. Alors, lorsqu’un nouveau mouvement voulait avoir le statut d’association cultuelle, on demandait au directeur des cultes ce qu’il en pensait et c’était une décision du Conseil d’Etat, - c’est une juridiction importante en France - ; C’est le Conseil d’Etat qui décide que telle ou telle organisation a ou n’a pas le statut d’association cultuelle. Ce n’est pas un monsieur derrière son bureau qui vient dire : « Vous, vous êtes une religion, vous, vous êtes une secte ». »

Toujours selon le Pr. Jacques Robert, cette loi n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes. Au contraire, elle ouvre la voie au pluralisme religieux puisqu’il ne peut plus exister de religions officielles ou tout au moins de religions privilégiées par l’Etat. Ce pluralisme avait été inauguré par le Concordat napoléonien en 1802 puisqu’il établissait le régime des cultes reconnus limité à l’époque au catholicisme, au protestantisme et en 1808 au judaïsme. Avec le Concordat, l’Eglise catholique cessait d’être la religion de la France. Un pluralisme des grandes confessions était établi ; la loi de 1905 permit d’aller plus loin dans le pluralisme. Toutefois, si les groupes religieux minoritaires peuvent, en principe, pratiquer et se développer librement, ils n’obtiennent pas nécessairement la reconnaissance plénière comme association culturelle qui permet comme les Eglises établies de recevoir des dons et des héritages, de visiter les prisonniers et les militaires, d’être exonérés de certaines taxes.

Révolution culturelle dans la lutte antisectes

Enfin une analyse pertinente la lutte contre les religions émergentes en France par Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et professeur des universités à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, parue dans Le Monde le 3 mars 2008

Révolution culturelle dans la lutte antisectes

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Pour la première fois depuis presque trente ans, la culture du terrain, celle du ministère de l’intérieur, soucieux de la sécurité des personnes, et celle des sociologues, soucieux de la connaissance du fait religieux, est en train de l’emporter sur celle de la dénonciation tous azimuts.

Mais ce n’est pas sans mal, sans un combat au corps-à-corps qui se joue aujourd’hui au sommet de l’Etat. Parce qu’il faut bien comprendre que nous ne sommes absolument pas, sur la question des sectes, contrairement à ce que masque le tumulte ambiant, dans un débat politique, mais dans le face-à-face de deux communautés de hauts fonctionnaires, deux cultures administratives en somme, celle du ministère de l’intérieur (le Bureau central des cultes, BCC), et celle de Matignon (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, Miviludes).

Revenons au début des années 1980, au moment du premier rapport parlementaire sur les sectes lorsque se constitue le consensus administratif antisecte : Matignon et le ministère de l’intérieur parlent de la même voix. C’est l’époque du désenchantement de la gauche mitterrandienne, après la victoire de 1981, qui doit mettre en place une politique de rigueur face à la crise économique. On cherche les responsables de cette frustrante situation. Les sectes étranges sont de parfaits boucs émissaires, mais pas seulement elles. Les premières dénonciations des sauvageons des cités datent des mêmes années. La machine administrative va s’emballer dès le début.

Deux associations vont s’illustrer dans cette croisade : le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), plutôt gauche jacobine laïciste, gardien du sanctuaire de la vérité rationnelle contre les superstitions, et l’Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu (Unadfi), plutôt droite libérale, voire chrétienne, défendant la cellule familiale et l’individu contre les influences néfastes. Ces deux associations deviendront les seuls informateurs patentés de l’Etat, recevant des millions d’euros de subventions.

L’ensemble des universitaires, des chercheurs au CNRS, sélectionnés et appointés par la République pour étudier scientifiquement ces mouvements seront d’abord légèrement blâmés en raison de leur réticence à pointer le danger sectaire, puis ils seront carrément exclus de toute discussion, et enfin accusés de trahir la République. Tous les chercheurs, sans exception, je dis bien tous, quelles que soient leur appartenance partisane ou leurs opinions politiques, tous les spécialistes du religieux sont d’accord depuis trente ans pour dire que les listings établis par les commissions parlementaires ainsi que les prétendues enquêtes des missions interministérielles sont fantaisistes.

Dans les années 1990, Matignon, avec la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), va devenir le Vatican de la croisade, mobilisant tous les ministères (éducation nationale, travail, santé, etc.) contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à une secte. Mais ce beau consensus va s’effriter, pour deux raisons.

D’abord, parce que les hommes de terrain des ministères, à la justice, à l’éducation nationale, les inspecteurs académiques, et bien sûr et surtout les fonctionnaires des renseignements généraux (les RG), pourtant convaincus au départ d’un danger sectaire, se rendent compte que le problème est surévalué. Ensuite, parce que les grandes religions, en particulier les catholiques et les protestants, qui jusque-là avaient laissé faire une si opportune disqualification de groupes concurrentiels, s’inquiètent de cette ambiance de croisade. Le dernier rapport de la MILS ne s’en prendra plus, effectivement, seulement aux sectes, mais à la superstition, à l’intégrisme, et finalement au religieux en général.

Dans la foulée, nous sommes en 2001, la loi About-Picard contre les sectes est sur le point d’être votée : on n’était jamais allé si loin. Mais, coup de théâtre, lorsque Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, consulte sur cette loi le Comité consultatif des droits de l’homme, dans lequel siègent des représentants des grandes religions, l’avis est mitigé. La loi sera alors, en dépit d’une résistance acharnée des troupes antisectes, dépouillée de son contenu. L’équilibre des forces a changé.

Immédiatement après ces événements, la MILS est d’ailleurs remplacée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Message clair : se contenter d’être vigilant, et non plus partir en croisade ; ne pas frapper les sectes en soi, mais seulement celles qui “dérivent”.

Depuis 2001 l’opposition des deux cultures administratives s’est envenimée. D’un côté le ministère de l’intérieur, le BCC avec les RG, globalement d’accord avec les chercheurs sur l’innocuité de l’écrasante majorité des nouveaux mouvements religieux, et de l’autre une Miviludes restée offensive et sourde à la critique, retranchée à Matignon. Cet antagonisme éclatera soudain au grand jour lors de l’audition des hauts fonctionnaires des différents ministères par la commission chargée du dernier rapport de décembre 2006 sur les sectes.

La plupart des fonctionnaires ministériels déclareront qu’il n’y a pas de problème, en premier lieu le chef du bureau central des cultes, qui spécifiera à propos des Témoins de Jéhovah, alors dans le collimateur, qu’aucun problème de pronostic vital d’enfant lié au refus de transfusion ne s’est posé jusqu’à présent, contrairement aux allégations qui évoquent… 45 000 enfants en danger.

Le directeur des RG osera ajouter qu’après enquêtes auprès des préfectures, de l’éducation nationale, de la DASS (direction des affaires sanitaires et sociales), des centres aérés, des organismes qui s’occupent de la jeunesse, on ne trouve que “quelques dizaines de signalements”. Le chef du BCC sera alors pris à partie, sommé violemment de se rétracter.

Les paroles de Michèle Alliot-Marie sur la Miviludes ou de Valérie Pécresse sur les sectes n’ont donc rien à voir avec “la laïcité en danger”, mais reflètent une évolution administrative de toute façon nécessaire juridiquement face à la Cour européenne des droits de l’homme, qui épingle la France depuis plusieurs années pour discrimination religieuse.

La culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d’ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu’elle fait régner. Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme Inform chez nos voisins anglais, qui n’est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l’Etat et le public.

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