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Est-il possible d’être heureux ?

Par Ron Hubbard

Il se peut que le monde actuel ait ou n’ait pas été conçu pour qu’on y soit heureux. Il se peut que vous puissiez ou non y être heureux, et pourtant la plupart d’entre nous n’avons pas d’autre but que d’être heureux et d’être à même d’apprécier la vie.

Vous savez, très souvent, nous regardons le monde autour de nous et nous estimons que personne ne pourrait y être heureux. Nous regardons les assiettes sales dans l’évier et la voiture qui a besoin d’une couche de peinture, nous avons besoin d’un nouveau chauffage au gaz, d’un nouveau manteau, de nouvelles chaussures, ou tout simplement nous aimerions avoir de meilleures chaussures ; de ce fait, comment celui qui n’a pas tout ce qu’il désire pourrait-il être heureux ? Il est incapable de faire tout ce qu’il a envie de faire et, par conséquent, le milieu ne l’autorise pas à être aussi heureux qu’il pourrait l’être.

Eh bien, je vais vous dire une drôle de chose – beaucoup de philosophes ont dit cela très, très souvent – la vérité est que le seul bonheur que vous trouverez jamais réside en vous.

Rappelez-vous quand vous aviez peut-être cinq ans, vous sortiez le matin et vous regardiez le jour ; c’était un très, très beau jour, et vous regardiez les fleurs et c’étaient de très belles fleurs ; vingt-cinq ans plus tard, vous vous levez le matin, vous jetez un regard aux fleurs : elles sont fanées. Ce jour n’est pas un jour heureux. Eh bien, qu’est-ce qui a changé ? Vous savez que ce sont les mêmes fleurs, le monde est resté le même, quelque chose doit avoir changé. C’est probablement vous.

En fait, un petit enfant tire tout son plaisir dans la vie de la grâce qu’il confère à l’existence. Il agite une main magique et donne vie à toutes sortes de choses intéressantes dans le monde qui l’entoure.
Votre attitude envers la vie, voilà ce qui fait toute la différence dans une vie. Vous n’avez pas besoin d’étudier un millier de livres anciens pour découvrir ce fait-là. Mais parfois il est nécessaire de le faire remarquer à nouveau : la vie ne change pas autant que vous.

Une fois, peut-être, avez-vous songé à vous marier, à avoir un intérieur agréable et une gentille famille ; tout irait bien. Votre mari rentrerait à la maison, vous serviriez le dîner et tout le monde serait heureux ; et puis vous vous êtes mariée et peut-être que cela n’a pas tout à fait marché comme ça. Pour une raison ou une autre, il rentre tard à la maison, il s’est disputé avec son patron, et il n’est pas en forme. Il ne veut pas aller au cinéma, et il pense que vous n’avez pas grand-chose à faire – après tout, vous êtes assise toute la journée à la maison à ne rien faire – et vous savez que lui non plus ne fait rien. Il disparaît de la maison. Le voilà parti. Il revient plus tard dans la soirée et il n’a rien fait non plus. Peut-être une belle dispute s’ensuivra-t-elle. En réalité, vous travaillez plutôt dur tous les deux.
Eh bien ! Que faire dans une situation pareille ? Allons-nous briser le mariage ? Ou mettre le feu à toute la maison ? Ou jeter les enfants à la poubelle et retourner chez maman ? Qu’allons-nous faire ?

Eh bien, il y a beaucoup, beaucoup de choses que nous pouvons faire : la plus simple d’entre elles consiste à jeter un coup d’œil sur le monde environnant. Regardez simplement autour de vous et posez-vous la question : « Où suis-je ? qu’est-ce que je fais ici ? », Et, une fois que vous avez découvert où vous êtes, alors trouvez ce que vous pouvez faire pour rendre l’endroit plus vivable.

Le jour où vous cessez de construire votre cadre de vie, où vous cessez de créer votre propre espace, où vous cessez d’agiter une main magique et de parer toutes les choses autour de vous de magie et de beauté, les choses cessent d’être magiques, les choses cessent d’être belles.

Peut-être que durant ces dernières années vous avez juste négligé d’agiter cette main magique.
Les gens cherchent le bonheur de différentes manières. Ils le recherchent fébrilement comme s’il s’agissait d’une sorte de mécanisme. Quelque chose de construit. C’est peut-être une petite machine, peut-être est-il rangé dans l’armoire, peut-être le bonheur est-il au coin de la rue ou peut-être ailleurs. Ils cherchent, mais le plus étrange, c’est que la seule fois où ils trouveront quelque chose, c’est quand ils l’auront placé là eux-mêmes en premier lieu. Cela n’a pas l’air très plausible ; pourtant rien n’est plus vrai.

Les gens qui sont insatisfaits de la vie le sont uniquement parce qu’ils ont cessé de la façonner eux-mêmes. Nous avons mis le doigt sur la différence cruciale entre deux êtres humains. Voici un être humain malheureux, misérable et qui ne réussit pas dans la vie ; il est malade, insensible à la clarté du jour. La vie est en train d’agir sur lui, de le diriger, de le changer, de le façonner. Et voici quelqu’un qui est heureux, gai, fort, qui trouve qu’il y a des choses valables dans la vie ; et que découvrons-nous en lui ? Nous découvrons qu’il façonne la vie, et c’est là vraiment l’unique différence : êtes-vous en train de façonner la vie ou est-ce la vie qui est en train de vous façonner ?

Considérez cela soigneusement et vous découvrirez qu’une personne s’est arrêtée de façonner la vie parce qu’elle a décidé d’elle-même qu’on ne pouvait pas y parvenir. Un quelconque échec, quelque petit échec, avoir redoublé une classe peut-être, ne pas avoir épousé la première femme ou le premier homme venu qui paraissait désirable, ou peut-être avoir perdu une voiture, ou tout simplement une petite chose mineure de la vie a engendré cette attitude. La personne regarde un jour autour d’elle et déclare : « Bon, j’ai perdu ». Et après cela, elle est façonnée par la vie ; ce n’est plus elle qui façonne la vie.

Cette situation serait vraiment horrible si l’on ne pouvait rien faire du tout pour y remédier, mais le fait est qu’il s’agit du plus facile de tous les problèmes que l’homme rencontre : se changer soi-même et changer les attitudes des autres autour de soi. Il est très facile de changer l’attitude de quelqu’un d’autre. Cependant, vous êtes totalement dépendant des attitudes des autres gens : l’attitude d’un autre à votre égard peut signifier la réussite ou la ruine de votre vie. Avez-vous jamais réalisé que votre ménage tient le coup probablement grâce à l’attitude de votre partenaire à votre égard ? Ainsi y a-t-il deux problèmes ici, deux attitudes à changer. La première, c’est votre attitude envers les autres et la seconde, leur attitude envers vous.

Y a-t-il des moyens d’y parvenir ? Oui, heureusement, il y en a.

Pendant de nombreux siècles, l’homme a désiré savoir comment changer sa disposition d’esprit et sa condition personnelle ainsi que celles de ses semblables. Il n’y a pas si longtemps encore, il n’avait pas accumulé suffisamment d’informations pour le faire. Mais nous vivons dans un monde qui avance à grands pas ; nous vivons dans un monde où des miracles peuvent se produire à tout moment, où il s’en est effectivement produit.

L’homme comprend maintenant beaucoup de choses au sujet de l’univers dans lequel il vit, un grand nombre de choses qu’il n’avait jamais comprises auparavant.

Parmi celles-ci figure l’esprit humain. L’esprit humain n’est pas un problème non résolu. La psychologie du dix-neuvième siècle ne l’a pas résolu, mais cela ne signifie pas qu’il ne l’ait pas été.

L’époque actuelle voit se produire, sur tout le pays et sur tous les continents, les plus intéressants des miracles. En quoi consistent-ils ? Ils consistent en des personnes qui vont mieux, des personnes qui étaient malheureuses et retrouvent le bonheur. Ils consistent en l’abolition du danger inhérent à de nombreuses maladies et à bien des conditions de l’homme. Cependant, l’homme avait la réponse depuis le début. L’homme a été capable de tendre la main et de trouver cette réponse, mais peut-être l’homme lui-même a-t-il dû changer. Peut-être a-t-il dû atteindre l’époque moderne pour découvrir que l’univers physique ne se composait pas de démons ni de fantômes, pour survivre à ses superstitions, pour survivre à l’ignorance de ses ancêtres. Peut-être a-t-il été nécessaire qu’il essaie tout, y compris qu’il invente la bombe atomique, avant de pouvoir se trouver enfin lui-même.

Il est à présent assez bien parvenu à maîtriser l’univers physique. L’univers physique n’est plus pour lui qu’un objet dont il dispose à sa guise ; il peut en faire des tas de choses. Et l’ayant conquis, il peut désormais se conquérir lui-même. La vérité c’est qu’il s’est conquis lui-même.

Et cela, en fin de compte, a été le but recherché pendant des milliers d’années : se connaître soi-même.
La Scientologie lui a donné la possibilité d’y parvenir.

Ron Hubbard

la Scientologie 

Le Chemin du Bonheur